«La prochaine fois que je vais me battre, ce ne sera pas le même Adam Dyczka, je peux vous le garantir. Une défaite comme celle-là, il faut que ça serve à quelque chose, sinon ça n’a pas de sens», explique le combattant granbyen.

Dyczka: l’examen de conscience qui s’imposait

Adam Dyczka s’est fait plus que discret depuis la défaite qu’il a subie aux dépens de Ciryl Gane le 21 septembre à Québec. « Il fallait que je pense à autre chose et que je fasse autre chose », dit-il en entrevue à La Voix de l’Est.

Voilà pourquoi il s’est terré chez lui pendant un bout. Et voilà pourquoi, ensuite, il est allé faire un contrat de rénovation en compagnie de son oncle dans la région de Trois-Rivières.

« Là, ça va mieux, mais c’est pas encore parfait, reprend Dyczka. Cette défaite, elle fait encore mal. Perdre, je n’avais jamais connu ça avant. Et encore moins par KO ! C’est dur pour l’orgueil… »

Son orgueil en a pris un coup, mais il craignait aussi la réaction de ses fans. « Je sais pas, j’avais peur que les gens me regardent différemment. Normalement, le monde s’identifie aux gagnants, pas aux perdants. Mais les gens sont corrects avec moi. »

Dyczka a toujours sous-estimé son capital de sympathie. Même lorsqu’il a échoué à un test antidopage, ses fans ne l’ont pas abandonné. Et ils seront encore là lorsqu’il remontera dans l’octogone, soyez-en assurés.

Vers un nouveau Dyzcka

Sa défaite face à Gane l’a toutefois forcé à faire un sérieux examen de conscience.

« Il s’est passé plein de choses au cours des mois qui ont précédé le combat, souligne-t-il. Il y a eu de la chicane (avec Stéphane Patry, promoteur de TKO MMA), on me parlait de l’UFC, de boxe, etc. À un moment donné, ça a fini par me rentrer dans la tête et par me déranger. Moi le premier, je commençais à voir trop loin, je commençais à rêver un peu trop fort. Ça m’a nui. »

Dyczka en est aussi venu à la conclusion que le combattant qu’il est, celui qui avait remporté ses huit premiers combats avant de s’incliner face à Gane, est allé au bout ce qu’il pouvait faire.

« La prochaine fois que je vais me battre, ce ne sera pas le même Adam Dyczka, je peux vous le garantir. Il va y avoir du changement, c’est sûr. Une défaite comme celle-là, il faut que ça serve à quelque chose, sinon ça n’a pas de sens. Assurément, je vais être plus léger. Je vais peut-être ressembler à Rocky dans Rocky III, quand il s’aperçoit qu’il faut qu’il prenne une véritable coche pour continuer à avoir du succès. »

Il ne sera pas du prochain gala de TKO MMA, qui aura lieu le mois prochain au Centre Bell. Mais il commence à penser en fonction de l’événement du mois de février, à Québec.

« Je le répète, la défaite fait encore mal, mais il faut passer à autre chose à un moment donné. C’est un processus. Il me reste un combat à livrer à l’intérieur du contrat qui me lie à TKO MMA et je vais le livrer. Et lorsque je vais commencer mon entraînement, c’est à ce seul combat que je vais avoir la tête, pas aux autres qui vont suivre, pas à l’UFC, pas à d’autres projets, à rien d’autre qu’à ce seul combat. »

Clairement, il a réfléchi pour la peine au cours des dernières semaines.

Content pour Barriault

Depuis un an, ils ont été nombreux à prédire une carrière en UFC à Adam Dyczka. Mais voilà, c’est Marc-André Barrault, double champion de TKO MMA, qui a signé une entente de plusieurs combats avec la plus importante des organisations d’arts martiaux mixtes au monde.

« Je suis très content pour Marc-André, lance Dyczka. S’il y en a un qui le mérite, c’est bien lui. Je viens d’ailleurs de lui écrire pour le féliciter. Il a travaillé très fort pour en arriver là. C’est un bon athlète et sa réputation est sans tache. Je le répète, il le mérite. »