Adam Dyczka (à gauche) et Icho Larenas sont prêts à en découdre au Centre Vidéotron de Québec.

Dyczka entend se battre comme un champion

« Ça fait cinq mois que je ne suis pas monté dans l’octogone et Larenas représente un beau défi. Je suis excité, j’ai hâte ! »

Adam Dyczka a fait osciller l’aiguille de la balance à 265 livres à l’occasion de la pesée officielle précédant le combat qu’il livrera au Centre Vidéotron de Québec vendredi soir face à Icho Larenas, qui est identifié par plusieurs comme étant l’adversaire le plus redoutable qu’il a eu à affronter jusqu’ici.

Il y a quelques semaines, le Granbyen avait affirmé à La Voix de l’Est qu’il n’était pas certain que Larenas, ex-champion des lourds de TKO MMA, avait croisé des bonshommes de si haut calibre pendant sa carrière. Il s’est fait beaucoup plus prudent dans ses commentaires jeudi.

« Je vais pouvoir vous le dire après le combat, mais c’est probablement mon adversaire le plus redoutable, effectivement, a-t-il dit. Mais je suis en forme et je suis prêt. Prêt à aller à la guerre et prêt à donner un bon spectacle. »

Larenas, qui va se battre à 236 livres, a une fiche de six victoires et cinq défaites en arts martiaux mixtes. Dyczka, lui, a un dossier de six victoires, aucune défaite et un combat annulé (no contest). Dyczka a remporté toutes ses victoires par mise hors de combat alors que Larenas, lui, n’a jamais été mis KO.

« Ça risque d’être intéressant. Certains disent que ça pourrait devenir un classique. On verra bien », a ajouté Dyczka.

En entrevue à La Voix des Guerriers, une émission de radio très écoutée des amateurs du genre, Larenas a affirmé qu’il voulait amener Dyczka au sol. Dyczka, on le sait, frappe dur et aime rester debout.

« Je vais certainement tenter de garder mes distances, mais s’il m’amène au sol, j’irai au sol avec lui. J’ai beaucoup travaillé cet aspect-là à l’entraînement et je suis prêt à toutes éventualités », a prévenu Dyczka.

« Je vais certainement tenter de garder mes distances, mais s’il m’amène au sol, j’irai au sol avec lui. J’ai beaucoup travaillé cet aspect-là à l’entraînement et je suis prêt à toutes éventualités. »

« Un bon gars »
Larenas, 36 ans, a surtout boxé au cours des dernières années. Mais son CV montre qu’il a livré un combat en UFC, qu’il a déjà battu Steve Bossé (qui a fait carrière en UFC avant de se lancer en boxe) et qu’il a aussi déjà battu un certain Yan Pellerin, qui sera à nouveau dans le coin de Dyczka (avec Dirk Waardenburg) vendredi soir.

« Il a déjà été champion des lourds de TKO MMA, mais moi aussi j’ai été champion. J’ai perdu ma ceinture en raison d’une erreur, mais la plupart des gens me voient encore comme le champion de ma catégorie. Et j'entends me battre comme un champion contre Larenas. »

Ironiquement, c’est Larenas, invité au Centre Bell par le promoteur Stéphane Patry en décembre, qui a remis à Dyczka la ceinture de champion.

En passant, Larenas n’est pas né en Argentine mais bien à Québec, où il bénéficiera clairement de l’appui de la foule vendredi. Mais il vit en Amérique du Sud depuis 2011.

« On a jasé, ça a l’air d’un bon gars, a souligné Dyczka. Et j’ai aimé le fait, contrairement à Bakary Sakho avant les Fêtes, qu’il ne passe pas son temps à me narguer sur les réseaux sociaux. On peut se battre et agir de façon civilisée. C’est probablement même le genre de gars avec qui j’irais prendre une bière. Mais avant, il faut que je lui en sacre une ! »

Le 43e gala de TKO MMA suscite beaucoup d’intérêt à Québec. Jamais Dyczka n’a répondu à autant de questions de la part des médias que depuis qu’il est débarqué dans la Vieille Capitale. On attend une belle foule vendredi soir.

La finale opposera Marc-André Barriault à Brendan Kornberger pour le titre des 185 livres.