Adam Dyczka (à droite) n’a laissé aucune chance au Slovaque Michal Lukacik.

Dyczka... en 50 secondes!

MONTRÉAL – Que ce soit en boxe ou en arts martiaux mixtes, la droite d’Adam Dyczka demeure et demeurera probablement toujours son pain et son beurre.

À ses débuts en boxe professionnelle, vendredi soir au centre Pierre-Charbonneau de Montréal, le Granbyen n’a donné aucune chance au Slovaque Michal Lukacik, qu’il a envoyé au tapis dès le premier round. Cinquante secondes, pas une de plus, et c’était fini !

Dyczka a eu le temps de recevoir un coup, peut-être deux, avant d’appliquer un solide uppercut à Lukacik et de l’abattre avec un direct de la droite. Sérieusement, il n’a même pas eu le temps de suer !

«Je suis content, très content ! », a lancé le poids lourd, qui était appuyé par quelques dizaines de fans venus de Granby. Ça a pas été long, j’ai pas vraiment eu le temps de démontrer tout ce que j’avais appris à l’entraînement, mais j’ai fait ce que j’avais à faire.»

Plus loin, son entraîneur Dimitri Waardenburg a donné une note parfaite à son poulain.

«Adam a frappé dur, mais il a probablement surpris Lukacik par sa vitesse d’exécution, a-t-il dit. Il était rapide, il était concentré, il a été parfait.»

«Gagner, c’est l’fun»

La dernière fois qu’Adam Dyczka s’était battu, c’était face au Français Ciryl Gane, en arts martiaux mixtes, il y a un an. Et il a avoué qu’il avait repensé à cette défaite tout juste avant de monter sur le ring.

«Ça m’est revenu en tête, oui. Et je me suis dit que je ne voulais pas me réveiller, demain, avec cet horrible feeling qu’est celui que tu ressens après avoir perdu. Gagner, c’est ben plus l’fun que perdre. Croyez-moi, j’ai eu le temps en masse de m’ennuyer de cette sensation-là.»

Son combat n’a pas duré une minute, mais il affirme qu’il a eu le temps d’apprécier véritablement sa première expérience en boxe professionnelle. Et cette expérience, il veut la revivre

«J’ai vraiment aimé ça. Je suis à l’aise sur un ring de boxe, je me sens chez nous. Tu le sais quand tu aimes quelque chose.»

Et il semble qu’il la revivra plus tôt que tard. Selon les informations obtenues par l’auteur de ces lignes, Dyczka pourrait se battre dès novembre, au Centre Vidéotron de Québec, lors du prochain gala présenté par Groupe Yvon Michel, qui mettra en vedette Marie-Ève Dicaire.

«Ça se parle…», a laissé tomber Dyczka, sourire en coin.

Quelque 1500 spectateurs ont assisté au deuxième gala présenté par New Era Fighting and Promotion, du Granbyen Yan Pellerin, en collaboration avec Groupe Yvon Michel. Et Pellerin, bien honnêtement, mérite une excellente note pour son organisation.