«Honnêtement, je n’ai jamais été aussi intrigué par rapport au combattant que j’affronte», avoue Adam Dyczka.

Dyczka à bout de nerfs!

Adam Dyczka était en voiture, direction Québec, lorsque joint par l’auteur de ces lignes mercredi matin. Au programme de sa journée : conférence de presse en vue de son combat de vendredi soir au Centre Vidéotron et… importante coupe de poids.

Et c’est le deuxième élément, clairement, qui le rendait le plus nerveux.

« J’ai une douzaine de livres à perdre en vue de la pesée officielle, a expliqué le Granbyen. La coupe de poids, ce n’est jamais un moment agréable. Honnêtement, je suis à bout de nerfs. »

Mercredi matin, Dyczka pesait 277 livres, soit 12 livres au-dessus de la limite permise chez les lourds. Et son plan de coupe de poids était clairement établi.

« La dernière fois, c’est neuf livres que j’avais à perdre. C’est davantage cette fois et c’est plus difficile. Là, je bois de l’eau, de l’eau et encore de l’eau. En soirée, je vais prendre des bains chauds et je vais m’emmitoufler sous de grosses couvertures, habillé très chaudement en plus. C’est comme ça que ça fonctionne… »

Et une fois la pesée officielle passée (elle aura lieu vers midi, jeudi), Dyczka ira manger son repas préféré : des pâtes!

« Ça fait deux mois que je n’ai pas mangé de pâtes. Pis moi, les pâtes, j’adore ça! »

Intrigué
Le combat opposant Dyczka à Ciryl Gane pour le titre des lourds de TKO MMA suscite énormément d’intérêt. Le premier est toujours invaincu alors que le détenteur de la ceinture, qui a été champion de France en boxe thaïlandaise (muay-thaï), a impressionné à son premier essai en arts martiaux mixtes.

« Je vous dirai après le combat si ça a été mon adversaire le plus solide, a repris Dyczka, mais c’est possible que ça s’avère le cas. Honnêtement, je n’ai jamais été aussi intrigué par rapport au combattant que j’affronte. Je l’ai déjà dit, il bouge très bien pour un poids lourd… »

Dans le coin de Dyczka, vendredi, il y aura Yan Pellerin, Richard Ho ainsi que Kru Ash, un spécialiste de boxe thaïlandaise. C’est dire que l’ex-champion des lourds prend Gane très au sérieux.

« Il mérite mon respect, c’est clair. Je veux reprendre ma ceinture, je veux reprendre ce qui m’appartient, et j’ai voulu mettre toutes les chances de mon bord. Aussi, même si je suis d’abord un cogneur, je me suis encore beaucoup entraîné au sol, au cas où… »

En conférence de presse, mercredi après-midi, les deux hommes ont échangé une franche poignée de mains et il n’y a pas eu de regards méchants. Gane, on l’a écrit, a l’air sympathique. Mais Dyczka répète qu’il n’a pas besoin d’haïr son adversaire pour pouvoir le battre.

« J’ai une job à faire et je vais la faire. Mais je n’ai jamais joué aux fléchettes sur la photo de mon adversaire pour me motiver. Je me bats, mais je ne suis pas un violent. Ciryl m’a l’air à peu près du même genre… »

Si ce n’est de la coupe de poids qui l’agaçait, le Panda semble dans de bonnes dispositions.

« Le mental est bon, le physique est bon. Je vais être prêt, ne vous inquiétez pas. »