«J’ai fait mes preuves, j’en suis fier, mais je n’aurais jamais eu la chance de m’établir comme un véritable gardien no. 1 si Patrice Bosch n’avait pas cru en moi à l’époque», affirme Marc-Antoine Dufour.

Dufour: «Granby ne sortira jamais de moi»

« Je viens de conclure le séjour le plus enrichissant de ma vie de hockeyeur. »

Depuis Montmagny, Marc-Antoine Dufour a livré ses états d’âme à la suite de la transaction qui l’a fait passer des Inouk à l’Everest de la Côte-du-Sud. Le jeune homme est heureux de se retrouver dans Chaudière-Appalaches, mais il quitte Granby avec un petit ou, plutôt, avec un gros pincement au cœur.

« Je relisais l’article de la première entrevue que j’ai donnée à La Voix de l’Est il y a deux ans, presque jour pour jour, a expliqué Dufour. Et je disais alors que je devais faire mes preuves. J’ai fait mes preuves, j’en suis fier, mais je n’aurais jamais eu la chance de m’établir comme un véritable gardien no. 1 si Patrice Bosch n’avait pas cru en moi à l’époque. Je lui dois beaucoup. En fait, je dois beaucoup aux Inouk, point. »

Dufour ajoutera que les Inouk lui ont permis de devenir un meilleur gardien, mais aussi une meilleure personne. Chose certaine, il est un des joueurs les plus charmants qui est passé par Granby au fil des ans. Son implication dans la communauté, notamment auprès des jeunes, a été remarquable.

« Je ne sais pas où la vie va me mener, mais je resterai toujours un peu Granbyen dans mon cœur. Granby ne sortira jamais de moi. »

Et on le répète, il a été le meilleur gardien de l’histoire de l’équipe. Qu’on parle du nombre de matchs disputés, du nombre de victoires, de la moyenne de buts alloués, du pourcentage d’arrêts, du nombre de blanchissages, il domine toutes les catégories de statistiques.

« Mais je n’ai pas gagné la coupe, ce qui constitue ma plus grande déception », a ajouté celui qui a vécu deux défaites en demi-finale.

La victoire en séries il y a deux ans aux dépens des Braves de Valleyfield (l’équipe qui l’avait échangé à Granby) ainsi que l’incroyable série face aux Cobras de Terrebonne, l’an dernier, représentent ses plus beaux souvenirs avec les Inouk.

Un beau défi

Dufour n’était pas devant le filet de l’Everest, vendredi soir, alors que sa nouvelle équipe affrontait les Panthères de Saint-Jérôme à Montmagny. Mais il le sera dimanche quand l’Everest sera à Valleyfield, chez lui.

« C’est certain que les gens de l’Everest sont venus me chercher parce qu’ils visent haut, a-t-il avoué. En même temps, la ligue n’a jamais été aussi équilibrée, il y a tellement d’équipes qui peuvent aller jusqu’au bout. Nous avons un beau défi devant nous. Les séries s’annoncent incroyables. »

Dufour a eu une longue discussion avec l’entraîneur et directeur général de l’Everest, Simon Olivier, vendredi après-midi. Il a aimé ce qu’il a entendu.

« On voit le hockey de la même façon et on va bien s’entendre, je le sais. C’est de très bon augure. »

À Montmagny, il se retrouve dans un coin du Québec où il se sent bien. Il avait adoré, à l’époque, son passage à Rivière-du-Loup, dans le midget AAA.

« C’est une belle ville, une belle région et l’Everest est une solide organisation. Je vais me plaire ici, je le sais. »

L’Everest a un dernier rendez-vous avec les Inouk en saison régulière. C’est le 23 février, à Montmagny. La date est encerclée à l’agenda de Dufour.

« La dernière semaine n’a pas été facile, a-t-il repris. Être confiné à la maison et être privé de faire ce que tu aimes le plus au monde, c’est très difficile. Mais j’aime la conclusion. La Côte-du-Sud était clairement un des endroits qui m’attirait le plus. »

À l'unisson, les partisans des Inouk lui souhaitent le meilleur pour la suite.