«Les séries, c’est un marathon. Et il peut arriver plein de choses», explique Patrice Bosch.

Du respect pour les Braves

Après avoir reçu le titre d’entraîneur par excellence au gala de la Ligue de hockey junior AAA, Patrice Bosch n’y est pas allé par quatre chemins : « Ce qui nous intéresse à Granby, c’est le gros trophée », a-t-il lancé.

Les Inouk entament dimanche après-midi leur marche vers la conquête du gros trophée alors qu’ils recevront les Braves de Valleyfield dans le cadre du premier match de cette série quart de finale au meilleur de sept matchs. Le deuxième affrontement aura lieu à l’aréna Salaberry jeudi et le troisième au centre sportif Léonard-Grondin, le lendemain.

« On a des objectifs, c’est clair, mais je prépare mes joueurs en fonction d’une longue et dure série face aux Braves, explique Patrice Bosch. On a rendez-vous avec une bonne équipe, solide à peu près à toutes les positions, une équipe qui ne craint pas le jeu rude, et qui aurait probablement fini dans le top 4 n’eut été de deux mauvaises séquences pendant la saison. Bref, c’est une formation qu’on respecte beaucoup. »

Les Inouk ont remporté quatre de leurs six matchs face au Braves en saison régulière. Ils en ont néanmoins perdu deux et chacune des victoires qu’ils ont remportées l’a été à l’arraché.

« Je vous le dis, ça ne sera pas de la tarte. Vraiment, c’est un beau défi pour commencer les séries », ajoute Bosch.

Marc-Antoine Dufour sera bien sûr devant le filet dimanche. Et il risque de rester là tant et aussi longtemps qu’il fera le travail. Le bonhomme, justement un ancien des Braves, mérite une note de A+ depuis qu’il porte les couleurs des Inouk.

Les absents pourraient toutefois être encore nombreux. William Leblanc (poignet) et Noah Corson (on parle tout d’un coup de symptômes reliés à une commotion) sont des cas douteux alors qu’il est déjà acquis que Jacob Graveline (genou) n’y sera pas.

Dans le cas de Leblanc, son retour avait été garanti pour les séries. Mais ça semble finalement plus compliqué que ça.

Pression ou challenge ?
Les Inouk croient en eux. Et les partisans croient en leur équipe. La chronique de l’auteur de ces lignes, qui écrivait cette semaine que le club ira en finale au minimum, a aussi fait jaser. Certains prétendent que les Granbyens ont beaucoup de pression sur les épaules.

« Est-ce qu’on a de la pression ou est-ce qu’on a simplement un beau challenge à relever ?, demande Patrice Bosch. On croit en nous, c’est vrai, mais il faut y aller étape par étape aussi. Ça ne donne rien de penser à la finale avant d’avoir remporté les huit matchs qu’il faut remporter avant. Les séries, c’est un marathon. Et il peut arriver plein de choses, on le sait. »

Et le marathon commence en fin de semaine.