Bonne nouvelle: le Granbyen Dorian Laganière est le nouveau gardien numéro un des Forts de Chambly (Junior AAA).

Dorian Laganière poursuit son rêve!

Tous les chemins mènent à Rome, dit le vieil adage.

Dans le cas du gardien Dorian Laganière, on pourrait dire que tous les chemins l’auront mené à proximité de la maison, soit à Chambly. Il aura toutefois vu du pays pour y arriver.

Car si pour rejoindre la formation des Forts de l’endroit, le gardien n’a qu’à rouler 35 minutes sur la route 112 vers le nord, son parcours des quatre dernières années, lui, n’a pas été si simple.

Après ses études secondaires et, surtout, dans le but de sauver un an d’études collégiales, l’ex-porte-couleur des Titans du Verbe Divin s’est expatrié en Ontario pour joindre les Faucons d’Hawkesbury, une équipe «Prep School» francophone dirigée par l’ex-défenseur des Sabres de Buffalo, Shawn Anderson.

Après cette année en sol franco-ontarien, il est déménagé en Colombie-Britannique pour évoluer au sein du Centennials de Merritt de la BCHL (British Columbia Hockey League), ce même circuit d’où provient, notamment, Paul Kariya, nouveau membre du Temple de la Renommée du Hockey.

Malgré un bon début de saison, un surplus de joueurs a fait en sorte qu’il s’est retrouvé avec les Crusaders de Sherwood Park (Ligue Junior A de l’Alberta), une formation qui était à la recherche d’un cerbère seulement pour la balance de la saison.

Puisqu’il s’est fait remarquer dans les Prairies avec ses solides performances durant son court périple là-bas, il a été accueilli à bras ouverts par les Blizzards de la nation crie d’Opaskwayak, (Ligue Junior A du Manitoba) une communauté autochtone du nord.

C’est d’ailleurs à cet endroit qu’il s’est senti le plus loin de chez lui. «Opaskwayak est un petit village de 5000 habitants à sept heures de route de Winnipeg, explique le fils du bien connu pharmacien Jacques Laganière. On était assez éloignés de la civilisation, si on peut dire.»

« La ville la plus près étant à deux heures en voiture, inutile de te dire qu’à part s’entraîner à l’aréna et aller au gym, il n’y avait pas grand-chose à faire, si ce n’est de que pêcher sur la glace et de se promener en 4-roues !»

«Le village était comme divisé en deux par la rivière Saskatchewan. Sur un côté, il y avait la réserve indienne où se trouvait l’aréna. Et, de l’autre côté, on retrouvait des quartiers mixtes, composés d’Amérindiens et de Blancs. C’était là que j’habitais, en pension.»

«Sérieusement, je crois y avoir beaucoup appris. C’était parfait pour se développer: le calibre de jeu est un peu supérieur à celui du Junior AAA au Québec et il y a même quelques joueurs qui appartiennent déjà à des équipes de la Ligue nationale. Tu n’as donc pas le choix de t’ajuster», a expliqué celui qui, de toute évidence, a ajouté beaucoup de muscles à sa charpente.

«L’année dernière, on a fini dans le top 4 sur 11 équipes, avec un club composé majoritairement de vétérans. Mais cette année, comme les dirigeants m’ont fait des promesses qu’ils n’ont pas tenues et que je ne voulais pas faire partie de leur processus de reconstruction, je leur ai demandé s’ils pouvaient me donner mon «release» (lettre de libération). Le problème, c’est que je l’ai reçue à la fin du mois de septembre, alors que la majorité des équipes, peu importe la ligue, sont formées! Disons que j’étais assez déçu de la situation...»

« J’ai donc attendu et attendu jusqu’à ce qu’une formation de l’Alberta, les Wolverines de White Court, me donne un essai à la mi-novembre. Essai qui a été concluant. Toutefois, avec la période de transactions qui arrive, ils ont décidé, eux aussi, d’y aller pour la reconstruction. Ils n’avaient donc plus besoin d’un gardien de 20 ans. Mais comme le hasard fait souvent bien les choses, la journée même où je quittais pour l’Alberta, j’ai reçu un appel des Forts de Chambly qui se disaient de nouveau intéressés par mes services. Je les ai contactés et me voilà rendu leur gardien numéro un! C’est fou comme ça change vite dans le hockey!»

Ça, tu peux le dire mon «Door»! Je peux aussi te dire que tu vas adorer ton instructeur-chef, Jean-Daniel St-Martin, une bonne personne et un homme de cœur, tout comme toi!

Bonne chance mon grand!

ON EN JASE AUTOUR D'UN BON CIGARE

Permettez-moi d’offrir mes meilleurs vœux de succès au jeune granbyen Gabriel Marois qui s’apprête à commencer sa carrière dans le milieu du show-business. Contrairement à son concitoyen Yannick De Martino, un humoriste autodidacte dont la carrière prend littéralement son envol, Gab a, lui, décidé que son futur passerait par l’École nationale de l’humour, un établissement scolaire privé qui a vu bon nombre de ses étudiants (dont Martin Matte, Patrick Huard, Louis-José Houde et Jean-Michel Anctil, notamment) connaître de très beaux parcours. Il y fait présentement ses premiers pas. Doté d’une personnalité très attachante et d’un sourire contagieux, nul doute que celui qui nous a bien fait rire durant ses études secondaires, possède tous les atouts pour réussir.

HOMMAGE À FRÉDÉRIC FOURNIER

Après la mort du jeune Frédéric Fournier, retrouvé récemment sans vie à Sainte-Julie, les dirigeants du hockey mineur de Bromont ont demandé à tous leurs joueurs et entraîneurs de porter un brassard en sa mémoire lors des matchs présentés le week-end dernier. De la grande classe de la part d’une organisation désirant honorer et remercier Fred, qui a été un employé de l’aréna, dévoué et aimé de tous.