«On vit une période intense, c’est vrai. Tous les membres du personnel de la santé sont sollicités présentement et chacun veut faire une différence à sa façon. Pour un jeune médecin, c’est une période particulièrement riche en apprentissages», explique Dr Mickael Audette.
«On vit une période intense, c’est vrai. Tous les membres du personnel de la santé sont sollicités présentement et chacun veut faire une différence à sa façon. Pour un jeune médecin, c’est une période particulièrement riche en apprentissages», explique Dr Mickael Audette.

Docteur Audette, ex-gardien des Inouk, au front

Mickael Audette a disputé une seule saison avec les Inouk. C’était en 2011-2012, alors qu’il avait 20 ans et qu’il arrivait de trois campagnes dans les rangs juniors majeurs. Ensuite, le gardien de but a choisi de se concentrer entièrement sur ses études.

Et ses études l’ont mené loin. Ainsi, le Granbyen complète actuellement la deuxième année de sa résidence en médecine. Et si vous vous pointez ces temps-ci à l’urgence de l’Hôpital Charles-LeMoyne à Longueuil, il y a de bonnes chances que ce soit lui qui vous soigne.

«On vit une période intense, c’est vrai, explique Dr. Audette en faisant référence à la crise de la COVID-19. Tous les membres du personnel de la santé sont sollicités présentement, tout le monde y met tout son cœur, et chacun veut faire une différence à sa façon. Pour un jeune médecin, c’est une période particulièrement riche en apprentissages.»

À l’urgence de l’Hôpital Charles-LeMoyne, où il est en stage, le gradué de l’Université de Sherbrooke accueille parfois des gens qui ont ou qui pensent avoir la COVID-19.

«On vit une situation très anxiogène, c’est clair. Il faut soigner les gens, mais aussi les rassurer.»

Audette est au front. Et comme tous ceux qui évoluent dans le domaine de la santé, il doit aussi se protéger.

«On prend toutes les précautions nécessaires. Mais honnêtement, on a ce qu’il faut pour se protéger. Il faut prendre soin de nous si on veut prendre soin des gens.»

Ceci dit, Audette a confiance qu’on finira par venir à bout du virus.

«C’est compliqué parce qu’on vit quelque chose qu’on n’a jamais vécu auparavant et que de nouvelles études sortent à tous les jours. Mais je pense que les autorités prennent les bonnes décisions, qu’il faut faire confiance au système et qu’il faut continuer à faire preuve de patience. On va finir par s’en sortir, c’est sûr.»

Mickael Audette à l’époque où il défendait le filet des Inouk

La médecine, toujours

Avant de conclure sa carrière avec les Inouk, Mickael Audette avait porté les couleurs des Remparts de Québec et des Huskies de Rouyn-Noranda, dans la LHJMQ, et des Majors du collège St. Michael’s de Mississauga, dans la Ligue de l’Ontario. S’il a connu ses meilleurs moments en Abitibi, il a tôt fait de se rendre compte qu’il n’avait pas tout à fait ce qu’il fallait pour atteindre la Ligue nationale.

«J’étais un bon gardien, mais pas assez bon pour rêver à la grande ligue, explique-t-il franchement. Et j’ai toujours été très attiré par la médecine. En plus, j’étais bon à l’école. Dans le fond, j’ai exploité mes forces.»

À 29 ans, Dr. Audette entreprendra bientôt sa spécialité en médecine d’urgence. 

«J’aurais pu entreprendre ma pratique au terme de mes deux ans de résidence à l’Hôpital du Haut-Richelieu, mais je veux encore améliorer mes compétences.»

Au cours des dernières années, il a eu des offres du hockey senior, lui qui jouait encore récemment dans la fameuse ligue pour adultes du jeudi soir, où se réunissent plein de bons joueurs de la région, à l’Aréna Jacques-Chagnon de Waterloo. Mais ses études, toujours, ont eu la priorité.

«Les Maroons (ceux de la Ligue senior AAA) ont montré de l’intérêt à mon égard. Mais pour réaliser mon rêve, il fallait que je puisse mettre le plus d’heures possible dans mes études. C’est le choix que j’ai fait.»

Et c’était manifestement le bon.