Les Maroons ont dit non à l’offre dite finale de la Ville de Waterloo. Mais voilà, où joueront-ils la saison prochaine ?

Divorce imminent entre les Maroons et Waterloo

Les Maroons ont rejeté l’offre dite finale des autorités municipales de Waterloo. Et à moins d’un très improbable revirement de situation, ou plus simplement d’un miracle, l’équipe a disputé son dernier match à l’aréna Jacques-Chagnon.

Les deux parties restent sur leurs positions. Les Maroons en veulent plus et la Ville, elle, n’a pas modifié d’une virgule depuis l’automne l’offre, d’une durée de trois ans, qu’elle a déposée. Le divorce n’est pas à 100 % officiel, mais il n’a jamais été aussi proche d’être consommé.

« Ils ont dit non à notre offre finale et ils ont le droit de le faire, a expliqué le maire Jean-Marie Lachapelle, joint par La Voix de l’Est. Ceci dit, nous n’avons signé aucune entente avec une équipe de hockey majeur en prévision de la prochaine saison. Mon conseil municipal et moi, nous n’avons rien contre les Maroons. Alors, s’ils changent d’idée, ils savent où nous joindre… »

Mais le grand patron des Maroons, Christian Roy, affirme que le statu quo est inacceptable. Aussi joint par l’auteur de ces lignes, il ne peut toutefois jurer sur la Bible que son équipe et Waterloo, c’est fini.

« On ne peut tout simplement plus opérer la concession dans les conditions que nous avons à l’aréna Jacques-Chagnon, a-t-il dit. Malgré des chiffres d’assistance parmi les plus élevés dans la Ligue de hockey senior AAA cette saison, on a perdu beaucoup d’argent. Et nous sommes condamnés à continuer à en perdre. Moi, j’aimerais donner à mes hommes de hockey les moyens de bâtir une équipe gagnante et là, je ne peux pas le faire… »

Ce que les Maroons veulent (ou voulaient), ce sont les revenus de la concession alimentaire les soirs où ils animent l’aréna Jacques-Chagnon. Mais la Ville tient à garder 100 % des profits. Et les deux parties sont absolument inflexibles sur ce point. C’est là que tout se joue, bien qu’il y ait d’autres points mineurs à l’enjeu.

Le départ des Maroons ouvrira la porte à une équipe de la Ligue senior Richelieu. Certains parlent aussi de la création d’une nouvelle ligue senior essentiellement basée dans les Cantons-de-l’Est, à l’intérieur de laquelle Waterloo serait représentée.

Cowansville, Farnham et Granby

Mais voilà, où joueront les Maroons la saison prochaine ? En fait, vont-ils jouer seulement ? Car à l’heure où on se parle, Christian Roy ne peut affirmer hors de tout doute que l’équipe poursuivra ses activités.

« Nous arrivons au mois d’avril et je n’ai pas d’entente avec personne, a-t-il dit. Par contre, j’aimerais continuer, oui. »

Roy se fera ensuite très peu bavard au sujet des villes qui pourraient accueillir son équipe. Mais Cowansville, Farnham et… Granby reviennent toujours dans les conversations. Rappelons que Roy est propriétaire des concessions alimentaires des arénas de Farnham et de Granby.

« Je vous laisse les spéculations », a-t-il ajouté.

Le printemps dernier, alors que de fortes rumeurs amenaient une équipe de la Ligue nord-américaine à Granby, le conseiller municipal et responsable des dossiers à caractère sportif à l’hôtel de ville, Stéphane Giard, avait mentionné que le contrat accordant un droit de véto aux Inouk sur l’arrivée d’un autre club majeur au centre sportif Léonard-Grondin allait être revu en prévision de la saison 2019-2020.

Roy a catégoriquement refusé de dire si, oui ou non, il négocie actuellement avec la Ville de Granby.

Plus tôt cette semaine, le président des Inouk, Marco Bernard, a rencontré les autorités municipales en prévision du renouvellement de l’entente entre les deux parties. Il a aussi été question du projet que Bernard caresse depuis un bout, c’est-à-dire celui de transformer l’équipe junior AAA en OSBL.