Charles-Antoine Lemieux sera à nouveau au poste de quart pour les Incroyables juvéniles.

Devant leur public, les Incroyables veulent se reprendre

Les Incroyables du football juvénile de J.-H.-Leclerc n’ont pas entamé la saison comme ils l’auraient souhaité, il y a une semaine à Châteauguay face aux Grenadiers de l’école secondaire Louis-Philippe-Paré, en s’inclinant 21-0. Et les Granbyens ont l’intention de faire amende honorable, vendredi soir, à l’occasion de leur match d’ouverture locale.

À compter de 20 h au parc Jean-Yves-Phaneuf, les Incroyables affronteront les Patriotes de l’école secondaire Saint-Joseph. Les représentants de Saint-Hyacinthe ont remporté leurs deux premiers matchs de la saison.

« On a rendez-vous avec une bonne équipe, une équipe qui mise sur de gros bonhommes, explique l’entraîneur en chef des Incroyables, Maxime Harkans. Les Patriotes viennent de monter de division et ils font clairement partie des équipes à battre. Il va falloir beaucoup mieux jouer que la semaine passée et jouer avec cœur. »

Harkans affirme que « rien, rien n’a fonctionné » à Châteauguay.

« Quand je dis rien, c’est rien. La journée a commencé avec un problème d’équipements, puis d’autobus, et nos malheurs se sont poursuivis sur le terrain. On ne peut pas avoir une journée de misère comme celle-là à toutes les semaines. »

N’empêche, ajoutera Harkans, que ses jeunes devront monter leur niveau de jeu « d’une couple de crans ».

« Tout le monde devra être meilleur… y compris les entraîneurs », a-t-il dit, franchement, sans toutefois aller plus loin.

Charles-Antoine Lemieux sera encore au poste de quart.

De l’inquiétude

Dans un autre ordre d’idées, Maxime Harkans a avoué qu’il ne pouvait faire autrement que d’être inquiet à la suite des mauvaises nouvelles annoncées cette semaine dans le monde du football scolaire régional. Rappelons qu’en l’espace de 24 heures, on a appris que les Astérix de Jean-Jacques-Bertrand et les Élites cadets du Mont-Sacré-Cœur n’avaient pas assez de joueurs pour faire la saison. Déjà, on savait que les Élites juvéniles, pour les mêmes raisons, devaient déclarer forfait aussi.

« C’est inquiétant parce que, même si les choses vont bien chez nous, on ne sait jamais quand une situation comme celle-là (un manque de joueurs) va nous tomber dessus, a-t-il souligné. Ce n’est pas notre réalité, mais on sait fort bien que le football n’est pas en santé au Québec. Il ne faut rien prendre pour acquis et rappeler aux jeunes et à leurs parents que le football n’a jamais été un sport aussi sécuritaire et que c’est un beau sport qui véhicule de belles valeurs. Nous sommes en crise et il faut transmettre le bon message. »