Marc-Olivier Girard a récolté 16 points en 12 matchs depuis son arrivée avec les Inouk.

Des Inouk parfaits pour Girard

Marc-Olivier Girard fait bien les choses depuis que les Inouk ont fait son acquisition des Forts de Chambly au début du mois de novembre. Et même si l’équipe connait des hauts et des bas, l’athlète de 20 ans est heureux à Granby, là où il avait envie de jouer depuis un bout.

«À la suite de l’élimination des Cougars (du Collège Champlain) dans la Ligue collégiale la saison dernière, j’ai écrit à Patrice Bosch pour lui dire que j’aimerais me joindre aux Inouk puisque mon cours collégial était terminé, explique Girard. Mais Pat a ensuite quitté l’équipe, il y a eu des changements dans l’organisation et les Forts ont démontré de l’intérêt. Et quand une porte s’est ouverte récemment, j’ai manifesté mon désir de me retrouver à Granby.»

Sans vouloir entrer dans les détails, Girard n’était pas totalement heureux à Chambly. Et les Forts, bons princes, lui ont fait une fleur en l’envoyant aux Inouk, qui ont acquis Alec Rhéaume dans la même transaction moyennant Nicolas Roy, Anthony Imbeault et Jérémy Matte.

«En jouant à Granby, je peux vivre chez moi, à Sherbrooke, je n’ai pas besoin d’être en pension. Et quand je suis arrivé, je connaissais déjà Christopher Benoit (présentement dans la LHJMQ, avec le Phoenix) et Christopher Duplessis-Lebel, de bons amis à moi. Les Inouk, c’est parfait pour moi.»

En 12 matchs jusqu’ici, le Sherbrookois a déjà amassé 16 points, dont 10 buts. Le trio qu’il compose avec Frédéric Abraham et Jacob Graveline est menaçant.

«J’ai eu un peu de misère au début, mais j’ai connu un bon mois de novembre. J’ai été plus tranquille au cours des derniers matchs, mais je suis satisfait de mon jeu de manière générale.»

Girard débarque dans la Ligue junior AAA après avoir disputé trois saisons avec les Cougars et au hockey collégial. S’il s’est retrouvé au cégep de Lennoxville, c’est parce que l’institution est située à sept minutes de chez lui.

«Je n’avais rien contre le junior AAA, mais j’aimais l’idée d’étudier et de jouer au hockey proche de la maison.»

Il croit aux Inouk

Depuis le début de la saison, les Inouk font constamment un pas en avant et puis deux en arrière. Malgré tout, Marc-Olivier Girard est convaincu que son équipe peut s’imposer d’ici à la fin de la saison et en séries.

«On a de bons joueurs partout, mais on a de la misère à tout mettre ensemble, dit-il. Patrick Bergeron a été sacrifié, mais ce sont les joueurs qui ne faisaient pas toujours le travail. Ceci dit, l’attitude du groupe est meilleure depuis que Charles (Rondeau) est en place.»

La brigade défensive des Inouk fait jaser. L’équipe accorde beaucoup de lancers et de buts et le travail des défenseurs est souvent pointé du doigt. Selon Girard, c’est plus compliqué que ça.

«Les gars sont bons, mais ils doivent garder les choses simples, ne pas essayer de trop en faire. En même temps, le groupe d’attaquants doit être plus conscient de sa défensive. Le hockey, c’est une affaire d’équipe.»

Les Inouk (12-14-3) ont deux rendez-vous en fin de semaine avec les Prédateurs de Saint-Gabriel-de-Brandon (5-22-2), la pire équipe de la LHJAAAQ. L’occasion est belle de mettre la main sur quatre précieux points.

«Saint-Gabriel est une équipe prenable, mais Côte-du-Sud et Chambly étaient aussi des équipes prenables le week-end passé. C’est pas compliqué, il faut jouer notre match et démontrer qu’on a du caractère. On est capables de battre tout le monde, on est capables d’aller loin.»