En remportant le Bol d’Or, les Incroyables ont complété une saison parfaite : 12 victoires en autant de matchs.
En remportant le Bol d’Or, les Incroyables ont complété une saison parfaite : 12 victoires en autant de matchs.

Des Incroyables de rêve pour le 40e

Les Incroyables du football de J.-H.-Leclerc ont une riche histoire. Mais à leur 40e campagne, en 2014, les juvéniles de Jean Jr Petit ont fait les choses en grand en remportant le Bol d’Or, symbole de suprématie au football scolaire.

« Encore aujourd’hui, je le répète : nous avions une équipe de rêve, une véritable dream team, lance Petit, alors entraîneur en chef de la formation juvénile et responsable du programme de football à J.-H.-Leclerc. Nous savions que nous avions une bonne formation lorsque la saison a commencé, mais au fur et à mesure que les victoires s’accumulaient, les jeunes avaient de plus en plus confiance en leurs moyens. À la fin, on savait que l’autre club était condamné à en jouer toute une s’il voulait nous battre… »

Saison régulière et séries éliminations combinées, les Incroyables ont remporté les 12 matchs auxquels ils ont pris part lors de cette fameuse saison 2014. Tout a commencé par une spectaculaire victoire de 56-7 face à la Milice de l’école La Magdeleine de La Prairie.

« Ça a lancé un message aux autres équipes, rappelle Petit. Du genre : “OK, ils sont sérieux à Granby ! ” Et ça a commencé à mettre nos joueurs en confiance également. Mais c’est lorsqu’on a battu le Polypus de l’école Bernard-Gariépy de Sorel-Tracy et les Sénateurs du Collège Saint-Bernard de Drummondville, qui avaient toujours de bonnes équipes dans le temps, que tout le monde a commencé à y croire vraiment. »

Plus tard, en demi-finale du Bol d’Or, les Incroyables ont disposé des Faucons de l’école Jean XXIII de Dorval 24-12. Une victoire très satisfaisante, avouera Petit.

« Les Faucons étaient bourrés de bons athlètes et ils misaient sur un quart très mobile. Mais on a eu le dernier mot. Et on était prêts pour le gros match. »

Le contrôle du ballon

Le 15 novembre 2014, à Trois-Rivières, les Incroyables avaient rendez-vous avec le Laser de l’école des Sentiers de Charlesbourg dans le cadre du Bol d’Or de division 2 du Réseau du sport étudiant du Québec. Et les jeunes Granbyens sont allés au bout de leur rêve en l’emportant 9-6.

«C’était une belle gang, de bons <em>kids</em>», se souvient l’entraîneur Jean Jr Petit.

« La clé, ça a été le contrôle du ballon, souligne Jean Jr Petit. Nous n’avons pas inscrit beaucoup de points, c’est vrai, mais nous avons contrôlé le ballon. Je me souviens que nous avons mis la main sur le ballon à notre ligne de 15 verges, avec sept minutes à faire au quatrième quart, et que nous l’avons gardé jusqu’à la toute fin à coups de jeux au sol. Tout au long du match, nous avons été méthodiques, stratégiques. »

Dans les gradins, les Incroyables étaient appuyés par la grande famille de l’organisation. Des parents, des amis et de simples partisans qui ont joué un rôle important, dira Petit, dans le triomphe.

« Ils ont mis une ambiance du tonnerre dans le stade. Pas de farces, on se pensait au Super Bowl. C’était extraordinaire ! »

Mais cette victoire a d’abord été obtenue grâce à l’engagement de 36 adolescents, qui ont acheté le message de leur entraîneur.

« C’était une belle gang, de bons kids. Évidemment, on se souvient de gars comme Sidy Sow, qui joue aujourd’hui dans la NCAA à Eastern Michigan, et à Vincent Gatien, qui joue maintenant avec les Gaiters de l’Université Bishop’s, mais il y avait du talent dans cette équipe. Je pense à notre quart Cédric Tousignant, au porteur de ballon William Grondin, au receveur de passes Christian Archambault, à un joueur de ligne comme Anthony Labbé, à un gars en défense comme Frédéric Auger… »

Au terme de la saison, Petit a été nommé entraîneur de l’année au sein du RSEQ Montérégie.

« Le titre d’équipe de l’année nous a toutefois échappé, précise celui qui est demeuré proche des Incroyables même après son départ. Mais c’est un titre, celui de coach de l’année, que j’ai partagé avec tous mes joueurs. Car un joueur n’est rien sans ses joueurs. »

Et six ans plus tard, on sent encore toute la fierté de l’homme quand il raconte les exploits de son équipe.

« La division 2 comptait pas moins de 32 équipes à l’époque et notre Bol d’Or était le plus difficile à gagner au niveau juvénile. C’est vraiment quelque chose ce qu’on a réussi. »