Martin Pelletier n’est pas dominant seulement à l’Autodrome Granby, où il compte trois victoires en quatre départs. Avec deux triomphes au RPM Speedway, une à l’Autodrome Drummond et un autre à Cornwall, il revendique sept succès en 11 tentatives !

Départ canon pour Martin Pelletier

N’ayons pas peur des mots : Martin Pelletier connait un véritable début de saison de rêve en classe sportsman.

Mais voilà, le pilote de Sorel-Tracy n’est pas dominant seulement à l’Autodrome Granby, où il compte trois victoires en quatre départs. Avec deux triomphes au RPM Speedway, un à l’Autodrome Drummond et un autre à Cornwall, il revendique sept succès en 11 tentatives !

« Ça va vraiment bien, c’est clair, lance Pelletier, qui court en sportsman depuis 2007. Comment est-ce que j’explique ça ? Par le travail acharné dans le garage et peut-être aussi par le fait qu’on court plus souvent qu’autrement sur le sec. Moi, j’aime rouler sur le sec… »

Pelletier domine évidemment le championnat de sa catégorie à l’Autodrome (25 points devant Alex Lajoie), mais il ne prend rien pour acquis.

« Ça va bien, mais la saison est encore tellement jeune. Une couple de mauvaises soirées et on ne parlera plus de moi comme du meneur au classement. Il faut prendre les courses une à une et toujours être très sérieux dans la préparation ».

Pelletier a été couronné champion à l’Autodrome en 2015. L’an dernier, il avait fini avec le même nombre de points que Dany Gagné, mais le titre était revenu à ce dernier parce qu’il avait remporté une victoire de plus.

« C’était un peu fâchant, mais c’était la même règle pour tout le monde. Dany méritait son championnat. »

L’attrait des modifiés
Ça fait déjà quelques années que Martin Pelletier se fait demander s’il finira par faire le saut chez les modifiés. C’est d’ailleurs en modifié qu’il courait au RPM Speedway, jeudi soir.

« J’ai fait un départ en modifié en 2016 et en 2017 également, souligne-t-il. C’est une belle catégorie, c’est clair, mais ça coûte cher et ce n’est pas comme si j’étais malheureux, même après toutes ces années, en sportsman. »

Pelletier aurait néanmoins le budget pour graduer. Mais il ne courrait probablement pas assez à son goût.

« Moi, tant qu’à passer la semaine à préparer ma voiture dans le garage, je veux que ça vaille la peine. Une course par semaine, ce ne serait pas assez pour moi. »

« Présentement, je cours partout et c’est ce que j’aime. Honnêtement, je préfère être en sportsman et courir deux ou trois fois par semaine plutôt qu’être en modifié et être limité à une seule épreuve. »

Pelletier n’est pas le personnage le plus exubérant du monde du stock-car sur terre battue. Mais à 34 ans, il affirme avoir autant de plaisir qu’à ses débuts, ou presque.

« Il y a des semaines plus difficiles que d’autres. Des fois, c’est juste parce que j’ai eu une grosse semaine à l’ouvrage, que je suis plus fatigué. Mais j’aime mon sport et je suis content quand la fin de semaine arrive. »

Surtout, on présume, quand il connait une saison comme celle-ci…

HOMMAGE À « BERT » BEAUDOIN

Robert «Bert» Beaudoin a marqué son sport au Québec. Et c’est pourquoi il sera intronisé au Mémorial de la terre battue à titre posthume vendredi soir à l’Autodrome.

Beaudoin a surtout dominé chez lui, à Drummondville, alors qu’il a enlevé six championnats chez les modifiés, en plus de remporter pas moins de 48 finales. On a souvent dit qu’il avait évolué dans l’ombre de Bob Gatien et de Léo Bergeron, mais son palmarès demeure éloquent.

Il a couru de 1956 à 1973 et est décédé au début des années 2000. Michel Tassé