Denis Lamontagne sur le terrain du Stade Napoléon-Fontaine, l’endroit qu’il espère retrouver avant longtemps.
Denis Lamontagne sur le terrain du Stade Napoléon-Fontaine, l’endroit qu’il espère retrouver avant longtemps.

Denis Lamontagne n’aime pas l’incertitude

Denis Lamontagne ne s’en cache pas : le moral a déjà été meilleur.

« C’est difficile ce qu’on vit, explique le gérant des Guerriers. On essaie de se protéger, on essaie de protéger ceux qu’on aime, on ne sort pas beaucoup. Mais on ne sait pas combien de temps tout ça va durer. Moi, l’incertitude, j’ai de la misère avec ça… »

Il a de la misère, mais il fait avec. Il n’a pas le choix.

« C’est pas évident pour personne. Anyway, qui est-ce que je suis pour me plaindre, moi ? Ce sera le mois d’avril bientôt et on a hâte de jouer au baseball. Mais la petite Ligue de baseball junior élite du Québec, on s’entend que c’est rien à comparer à ce qui se passe présentement à travers le monde. »

Lamontagne a vécu la crise du verglas en 1998. Il a manqué d’électricité pendant trois semaines. Mais ce qui se passe présentement n’a rien à voir, selon lui.

« Quand Hydro-Québec nous disait : “Nos équipes travaillent fort et vous devriez avoir du courant dans tel nombre de jours”, il y avait de l’espoir, on savait un peu ce qui nous attendait. Là, on sait rien. Mais je ne blâme personne, on est tous dans le même bateau… »

Lamontagne est d’avis que c’est un puissant message que la planète nous envoie.

« Là, il est temps qu’on commence à se tenir comme société. Le monde ne sera plus jamais pareil. Si on ne capte pas le message, on ne le captera jamais… »

Cooperstown

Le camp d’entraînement des Guerriers devait se mettre en branle début avril, évidemment en gymnase. Bien sûr, la Ligue de baseball junior élite du Québec a suspendu toutes ses activités jusqu’à nouvel ordre. Et le voyage de l’équipe granbyenne à Cooperstown, qui doit lancer la saison du circuit présidé par Rodger Brulotte, apparaît de moins en moins probable.

« Pour tout vous dire, Rodger m’a demandé de communiquer avec les gens de Cooperstown pour annuler, mais je n’ai pas encore été capable de le faire. Ça me fait mal juste à y penser. Et je me dis qu’on a encore un peu de temps devant nous… »

La saison qui s’en vient, on le sait, s’annonce comme étant particulièrement intéressante pour les Guerriers, qui visent très haut. Après avoir terminé au deuxième rang du classement général en 2019 et avoir atteint les demi-finales, le club fait clairement partie des favoris en 2020. Mais encore faut-il qu’il y ait du baseball.

« Je parle à mes joueurs via courriel ou Facebook et je leur dis de rester actifs, de se garder en forme physiquement comme mentalement. Malgré toutes les interdictions, on peut faire du jogging, on peut lire, on peut faire du ménage, etc. L’idée, c’est de ne pas s’endormir, de rester alerte. C’est très important. »