Denis Lamontagne alors qu’il dirigeait encore les Guerriers.
Denis Lamontagne alors qu’il dirigeait encore les Guerriers.

Denis Lamontagne a fait «un choix de vie»

Michel Tassé
Michel Tassé
La Voix de l'Est
«Je vais bien. Je m’ennuie de mes joueurs, mais je ne regrette rien.»

Un mois après qu’il ait démissionné de son poste de gérant des Guerriers pour des raisons personnelles, Denis Lamontagne a donné des nouvelles à La Voix de l’Est. Bien qu’il continue à suivre son ancienne équipe de près, l’homme est en paix avec la décision qu’il a prise.

«La vie n’est pas facile pour tout le monde présentement, a commencé par dire Lamontagne depuis son domicile de Sainte-Julie. Le choix que j’ai fait, dans le fond, c’est de prioriser ceux qui avaient le plus besoin d’aide.»

Au moment où il a démissionné, Lamontagne, dans une entrevue à cœur ouvert qu’il avait accordée à l’auteur de ces lignes, avait affirmé qu’il était épuisé et qu’il manquait de motivation. Bref, qu’il avait besoin d’une pause.

«Mes enfants sont ma priorité et ma fille, qui est handicapée, a besoin de moi. Quand ma merveilleuse conjointe Julie part le soir s’occuper de deux personnes atteintes de la maladie de Lou-Gehrig parce qu’il n’y a plus personne d’autres qui peut le faire, ça prend quelqu’un pour prendre soin de Myriam. Vous le savez, j’adorais mes joueurs. Mais si je dois choisir entre des gens malades qui ont besoin d’aide et 25 jeunes hommes en santé, je choisis ceux qui sont les plus vulnérables. En ces temps très particuliers, il y a un cruel manque de ressources…»

Lamontagne affirme lire tout ce qui s’écrit sur les Guerriers dans La Voix de l’Est et suivre les matchs sur internet.

«Je suis au courant de ce qui se passe. J’ai vu les Guerriers à Longueuil. Mathieu (Adam) semble faire du bon boulot. J’aurais aimé me rendre au bout avec l’équipe, mais ce n’était pas possible. Le choix que j’ai fait, c’est un choix de vie.»

Lamontagne a toutefois recommencé à lancer dans une ligue senior à Montréal. Le baseball lui manquait trop.

«Mais vous allez me revoir au Stade Napoléon-Fontaine d’ici à la fin de la saison, c’est certain. Je pense aux gars et je pense qu’ils le savent.»