Moins de 48 heures après la démission de Charles Rondeau, le directeur général intérimaire Samuel Bessette dirigeait les Inouk en compagnie du copropriétaire Marco Bernard (à droite sur la photo) et du statisticien Enrick Corneau dimanche après-midi.

Démissions chez les Inouk: «Tout le monde doit se regarder dans le miroir»

Les Inouk ont officialisé les démissions de l’entraîneur-chef Charles Rondeau et de ses adjoints Gabriel Doyon et Philippe Daudelin par voie de communiqué dimanche après-midi. Le directeur général François Graveline a aussi quitté l’équipe « pour des raisons personnelles ».

Interrogé par l’auteur de ces lignes, le coordonnateur David Crowdis a confirmé son départ avant le début du match contre Terrebonne. L’entraîneur des gardiens David Cassabon et le directeur général adjoint Frédéric Simard auraient aussi démissionné selon les informations obtenues par La Voix de l’Est.

« C’est important de réaliser que ces départs ne sont pas liés entre eux », a précisé Marco Bernard, qui participera à la reconstruction du département hockey à titre de copropriétaire et administrateur de l’OBNL qui gère les Inouk.

« On ne s’attend jamais à ce genre d’annonces là, mais on savait que certaines choses ne fonctionnaient pas à leur goût », a-t-il ajouté en entrevue avec La Voix de l’Est.

Directeur général adjoint depuis quatre saisons, Samuel Bessette assurera l’intérim jusqu’à l’embauche du successeur de François Graveline.

Bernard a reconnu que les Inouk ont contacté David Lapierre, sans toutefois affirmer qu’un retour comme entraîneur-chef lui a été proposé.

Notons que les autres administrateurs de l’OSBL, dont le président Richard Morasse, demeurent aussi en poste.

Une guerre de pouvoir ?

Marco Bernard assure par ailleurs qu’aucune « guerre de pouvoir » n’a éclaté au sein de l’organisation. Crowdis est d’ailleurs du même avis.

« Tout le monde doit se regarder dans le miroir et corriger des choses, que ce soit l’administration, le coaching staff ou les joueurs », a lancé Bernard.

Dans le communiqué envoyé dimanche, on évoque notamment une « incompatibilité entre les entraîneurs et les joueurs en place ».

Sondé après la défaite face aux Cobras, l’attaquant Jacob Graveline a offert un son de cloche légèrement différent.

« Je ne crois pas qu’il y avait une incompatibilité totale. Je pense que les entraîneurs avaient aussi des problèmes avec certaines décisions de l’organisation. Selon moi, c’est un mélange de plusieurs choses qui a mené à cette situation », a précisé Graveline, qui n’a aucun lien de parenté avec le DG démissionnaire.

L’athlète originaire de Roxton Pond dit « comprendre » et « respecter » la décision de Charles Rondeau, qui travaillait dans des conditions plutôt difficiles.

« Du côté des joueurs, on est tous là pour gagner. Il faut juste transporter notre hargne sur la glace, ce qu’on ne fait pas toujours... »

Le capitaine des Inouk, Tristan Belliveau, a refusé notre demande d’entrevue.

Embauché après le congédiement de Patrick Bergeron à la mi-novembre, Rondeau a démissionné tard vendredi soir après une défaite de 8-4 contre les Shamrocks, la pire équipe de la Ligue de hockey junior AAA du Québec.

Rondeau avait refusé de répondre aux questions de La Voix de l’Est après le match, mais il pourrait s’expliquer au cours des prochains jours.

Sous ses ordres, les Inouk ont cumulé une fiche de cinq victoires, huit défaites et un revers en prolongation.

Malgré l’ampleur du redressement à venir, Marco Bernard estime que les Inouk demeureront compétitifs sur la patinoire.

« On va faire ce qu’il faut pour que ça arrive... »