Dany Bilodeau avait participé à ses dernières courses en 2018. Il est décédé à l'âge de 48 ans.
Dany Bilodeau avait participé à ses dernières courses en 2018. Il est décédé à l'âge de 48 ans.

Décès de Dany Bilodeau, un pilote aimé et respecté

Michel Tassé
Michel Tassé
La Voix de l'Est
Le petit monde du stock-car sur terre battue pleure la mort de Dany Bilodeau, qui a été un bon pilote, mais surtout «un bon gars», dira tout le monde. Le cancer, qu’il combattait depuis deux ans, a eu raison de l’homme de 48 ans.

«Les gens aimaient Dany, confie Charles-Olivier Lampron, promoteur-adjoint à l’Autodrome Granby. C’était un pilote de talent, qui se retrouvait régulièrement dans le top 10 en modifié bien qu’il n’avait pas un gros budget. C’est d’ailleurs de cette façon qu’il a mérité le respect de tout le monde. Quand il gagnait ou qu’il obtenait un bon résultat, les autres pilotes et les amateurs étaient tellement contents pour lui.»

Mais Bilodeau, c’était aussi celui qui était toujours prêt à aider les autres dans les puits.

«Pour réparer un châssis, Dany n’avait pas son pareil, reprend Lampron. Des gars, il en a aidé un et puis un autre.»

Tout juste avant de faire le saut en modifié, Bilodeau avait été champion en sportsman en 2002 à l’Autodrome Granby. Originaire de Victoriaville, il avait fait de l’Autodrome Drummond sa piste locale, mais il a néanmoins remporté deux victoires en modifié à Granby au fil des ans. Il a participé à ses dernières courses en 2018.

«Dany ne s’en laissait pas imposer en piste, mais il était propre, dit encore Lampron. C’était un pilote très respecté.»

L’annonce du décès de Dany Bilodeau, mardi, a été suivi par une immense vague de sympathie sur les réseaux sociaux.


« C’est vrai qu’il en a aidé du monde. Il avait le cœur à la bonne place et il n’avait pas peur de l’ouvrage. »
Son fils, Yan Bilodeau

Passion familiale

À 23 ans, Yan Bilodeau perd son père et son modèle. Lui-même court en modifié après avoir entamé sa carrière en série Empire Super Sprints. Et sa mère Chantal Provencher, la conjointe du défunt, court également en modifié!

«Papa nous a transmis sa passion, dit-il. Moi, je l’ai toujours accompagné aux courses d’aussi loin que je me souvienne. Les courses, on vit pour ça chez nous et ça part de mon père.»

Bilodeau a décrit son père comme «un grand pilote et quelqu’un de très, très travaillant». Dans la vie de tous les jours, il était propriétaire d'un garage dans les Bois-Francs.

«C’est vrai qu’il en a aidé du monde. Il avait le cœur à la bonne place et il n’avait pas peur de l’ouvrage. Mon père, c’était pas n’importe qui.»

Bilodeau ne sera probablement pas en piste vendredi soir à l’Autodrome Granby. Sa mère non plus. Les gens de l’Autodrome ont déjà annoncé qu'ils vont rendre hommage au pilote disparu à l’occasion d’un des deux programmes qui restent au calendrier.

«Je ne serai probablement pas là en fin de semaine, mais je vais continuer, c’est certain. Pour moi et pour mon père», conclut Yan Bilodeau avec émotion.