Choix de première ronde des Cataractes de Shawinigan, Charles Beaudoin a amassé trois points, dont un but, depuis le début de la saison.

De l’adaptation pour Charles Beaudoin

Bien qu’il ait été sélectionné en première ronde par les Cataractes de Shawinigan lors du dernier repêchage de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, Charles Beaudoin n’a pas débarqué en Mauricie avec l’intention de tout casser dès le départ. Même que le Bromontois a des objectifs plutôt modestes quand on y pense.

« Ma priorité, cette saison, c’est d’apprendre à connaître la ligue, m’adapter à quelque chose de nouveau, explique l’ancien des Cantonniers de Magog. Si l’adaptation se fait rapidement, les bons résultats viendront rapidement aussi. Non, je ne me mets pas trop de pression… »

Beaudoin est l’un des six joueurs de la région à se retrouver dans la LHJMQ en ce début de saison, la 50e du circuit Courteau. Les attaquants Benjamin Corbeil et Félix Lauzon, à Drummondville, Alexandre Couture, à Val-d’Or, le défenseur Yann-Félix Lapointe, à Sherbrooke, et le gardien Rémi Poirier, qui n’a toutefois pas encore disputé de match à Gatineau puisqu’il est en attente d’une opération, complètent le sextuor.

Beaudoin, 16 ans, compte néanmoins trois points, dont un but, après cinq matchs. Il a marqué son premier but lors de la deuxième rencontre à domicile des Cataractes.

« C’était une belle sensation, c’est clair. J’étais content, mais j’étais surtout soulagé. C’était aussi agréable de réussir ce premier but devant nos partisans. »

Les Cataractes sont jeunes et les défaites seront assurément plus nombreuses que les victoires cette saison. Tout de même, Beaudoin est optimiste.

« Nous sommes jeunes, mais il y a beaucoup de talent dans le vestiaire. L’important, c’est de travailler fort à chaque jour. Daniel [Renaud, l’entraîneur] est un bon homme de hockey, un bon enseignant, et il va nous amener à la bonne place. Moi, je suis convaincu qu’on peut surprendre. »

L’athlète de 6’ et 175 livres a mis toutes les chances de son bord après avoir été sélectionné par les Cataractes. Non, il n’a pas traîné sur les plages cet été.

« J’ai commencé à m’entraîner très rapidement après le repêchage. J’étais au gymnase quatre fois par semaine et sur la glace deux fois par semaine. Je voulais être prêt en arrivant au camp d’entraînement et je voulais démontrer que j’avais vraiment ma place avec l’équipe, qu’importe si j’avais été repêché de bonne heure. Au hockey, il faut toujours que tu fasses tes preuves. »

Si la présente saison en est une d’apprentissage pour lui, il y a clairement des choses qu’il a déjà comprises.

BENJAMIN CORBEIL VOULAIT JOUER À DRUMMONDVILLE

Après avoir fait la pluie et le beau temps au hockey scolaire la saison dernière, Benjamin Corbeil est en train de démontrer qu’il a clairement sa place dans la LHJMQ.

Après cinq matchs, Corbeil comptait déjà deux buts et autant de passes dans l’uniforme des Voltigeurs de Drummondville, qui l’ont repêché en huitième ronde en 2017. Au sein d’une équipe qui a de grandes aspirations et qui est bourrée de vétérans, le Granbyen tire habilement son épingle du jeu.

«C’est un bon départ, c’est vrai, admet l’athlète de 5’10’’ et 155 livres. Je suis satisfait de mon temps de glace, même si ça varie d’un match à l’autre. Je travaille fort…»

Avec la formation juvénile de Massey-Vanier, Corbeil a marqué 46 buts et a récolté 106 points la saison dernière. Certains pensaient que son petit gabarit allait l’empêcher de connaître du succès ou d’atteindre, tout simplement, la LHJMQ.

«Je me suis entraîné très dur au cours de l’été. J’avais un plan B si ça ne fonctionnait pas avec les Voltigeurs (il appartient aux Cobras de Terrebonne, dans le junior AAA), mais c’est vraiment ici que je voulais jouer.»

Le Roxtonais Félix Lauzon, 20 ans, compte parmi les coéquipiers de Corbeil à Drummondville. Il avait déjà amassé huit points, dont deux buts, après cinq matchs. 

«Félix, c’est comme un père pour moi. Il vient me chercher à l’école à tous les jours, il m’encourage tout le temps, c’est un super bon gars. Je suis chanceux de l’avoir, mais les Voltigeurs sont chanceux de l’avoir aussi.»

Les joueurs de la LHJMQ sont plus rapides, plus grands et plus gros que ceux du hockey juvénile. Mais Corbeil, à 17 ans, s’adapte de belle façon.

«Il y a des soirs plus difficiles que d’autres, mais je suis content de la manière dont ça se passe», insiste-t-il.

Benjamin Corbeil connaît un excellent départ avec les Voltigeurs.