Marc-Antoine Dufour n'était pas de bonne humeur à la suite de la défaite de vendredi des Inouk face au Collège Français.

De la frustration chez les Inouk

Incapables de disputer un match avec un alignement complet, les Inouk commencent à être frustrés.

Les visages étaient longs dans l'entourage de l'équipe à la suite de la défaite subie en prolongation face au Collège Français vendredi soir. L'habituellement très calme Marc-Antoine Dufour a pété sa coche, puis ses coéquipiers et lui sont allés faire du jogging question de faire sortir le méchant

«On a une bonne équipe et les gars n'aiment pas perdre, explique Patrice Bosch. Mais c'est vrai que la frustration commence à se faire sentir. On va se le dire franchement, on vit dans l'adversité depuis le début de la saison. Ce n'est pas des farces, nous n'avons pas disputé un seul match avec un alignement à peu près complet. Pas un!»

Privés de joueurs de qualité comme Félip Bourdeau et Nicolas Roy, les Inouk sont tout de même passés proche face au Collège Français. 

«Malgré notre mauvais départ, ça aurait pu aller d'un bord comme de l'autre, reprend Bosch. Et on est allés chercher la victoire à Saint-Jérôme deux jours avant. Et contre Princeville, avant ça, on était passés proche aussi. On est mis solidement à l'épreuve avec tous nos blessés, mais il reste qu'on est toujours dans le coup.»

Bosch affirme que les blessures font en sorte que certains joueurs ont la chance d'être utilisés dans des rôles importants alors qu'ils devraient être utilisés dans des rôles de soutien. Vendredi, par exemple, Ludovic Caron et le jeune Christophe Morissette se sont tous les deux retrouvés sur le premier trio en compagnie de William Leblanc et Louis-Philippe Denis.

«On fait du hockey de développement et ce sont des situations qui nous permettent de travailler un peu plus sur certains gars. Y'a du positif dans tout ça.»

Évidemment, les Inouk ont gagné leur place en séries depuis longtemps et la saison régulière de la Ligue junior AAA, avec 12 équipes sur 13 qui vont participer au rendez-vous éliminatoire, ne veut pas dire grand-chose. Néanmoins, la confiance des Granbyens pourrait-elle finir par être affectée si les défaites contre les bons clubs s'accumulent?

«Je ne pense pas, répond Bosch. On sait que ce n'est pas une période facile, mais on sait ce qu'on vaut.»

Dimanche après-midi, les Inouk croiseront le fer avec les Cobras, l'équipe no 1 de la LHJAAAQ. À Terrebonne par dessus le marché. Clairement, ce ne sera pas de la tarte.

«Comme d'habitude, on s'en va là pour gagner. On va travailler fort et on va donner notre maximum. On verra pour le reste», conclut Bosch.