«La boxe reste un beau sport», mentionne Dirk Waardenburg, qui proposera une dizaine de combats samedi à L’Escale.

De la boxe quand même!

Le drame qui frappe Adonis Stevenson n’empêchera pas Dirk Waardenburg de présenter un gala de boxe amateur samedi soir à L’Escale, rue Albert.

« C’est vraiment triste ce qui arrive à Adonis, mais la boxe reste un beau sport et la vie continue », mentionne Waardenburg, qui est aussi d’avis que son sport n’est pas le seul à être dangereux.

À L’Escale, samedi, Waardenburg proposera une dizaine de combats, qui impliqueront tous des athlètes de son Speedy Gym. La finale opposera le poids lourd Dave Lovius à Andrei Loga, du club de boxe Gladiateur, de La Prairie.

À L’Escale, samedi soir, Waardenburg proposera une dizaine de combats, qui impliqueront tous des athlètes de son Speedy Gym. La finale opposera le poids lourd Dave Lovius (à gauche) à Andrei Loga, du club de boxe Gladiateur, de La Prairie.

« Dave est invaincu après deux combats et il m’impressionne de plus en plus, reprend le vétéran entraîneur. À Longueuil, le week-end dernier, il a enchaîné de belles combinaisons et il a démontré qu’il était capable d’esquiver les coups. »

Lovius, qui fait 6’1’ et 280 livres, a porté l’uniforme des Maroons, au hockey senior, il y a quelques années. Il était là pour se battre, bien sûr.

« Ça fait deux ans que je m’entraîne sérieusement, a-t-il dit. À 33 ans, je ne rêve toutefois pas de faire le saut chez les pros. Et au niveau amateur, on parle d’un sport très sécuritaire. »

Mais Lovius ne sera pas le seul hockeyeur, ou ex-hockeyeur, à se battre samedi. Maxime Harnois, un autre ancien des Maroons qui joue maintenant à Plessisville, se frottera à Jimmy Fontaine, du Speedy Gym, dans un autre combat de poids lourds. Harnois remet les gants après une pause de deux ans.

Waardenburg demande par ailleurs au public de porter une attention spéciale à David Manuel Castro, qui progresse bien chez les 170 livres.

Trois combats de femmes sont également au programme.

C’est la première fois que Waardenburg présente un gala à L’Escale. Il attend quelque 300 spectateurs.

« C’est mon seul gala de l’année et je veux en faire une réussite. J’espère en présenter trois en 2019, dont le premier en mars. »

Un vrai

Dirk Waardenburg évolue dans le monde des sports de combat depuis toujours. Bien sûr, il n’aime pas voir un boxeur se retrouver aux soins intensifs comme c’est le cas d’Adonis Stevenson présentement.

« Adonis choisissait ses adversaires depuis quelques années, mais là, il est tombé sur un vrai en Oleksandr Gvozdyk, analyse-t-il. Reste que c’est triste et qu’on espère qu’il s’en sortira. »

Waardenburg ajoutera qu’il n’est pas surpris des propos de certains, voire plusieurs, sur les réseaux sociaux.

« Il faut le dire, Adonis traîne un lourd passé et ce n’est pas tout le monde qui est prêt à lui pardonner. Clairement, c’est un mal-aimé. »