Le fait que les Maroons aient déménagé à Granby a eu une grande influence dans la décision de David Lapierre de diriger l’équipe de hockey senior.

David Lapierre dirigera les Maroons

Christian Roy le souhaitait et Miguel Fortin le souhaitait aussi. En fait, tout le monde dans l’entourage de l’équipe le souhaitait. Et leur vœu a été exaucé puisque David Lapierre sera de retour derrière le banc des Maroons la saison prochaine.

En même temps qu’il annonçait à La Voix de l’Est qu’il revenait avec les Maroons, maintenant de Granby, Lapierre a révélé qu’il n’était plus dans la course pour diriger les Inouk, qui doivent remplacer Patrice Bosch.

Lapierre sera entraîneur en chef et Fortin, de même qu’Olivier Laliberté, seront ses adjoints. Il conserve aussi ses fonctions de directeur des opérations hockey, dont il avait aussi hérité en débarquant à Waterloo en janvier dernier.

Mais la saison dernière, Lapierre était entraîneur-associé et, en théorie, n’avait pas plus de pouvoir que Fortin derrière le banc. Mais tout le monde voyait bien qu’il était le vrai patron lorsqu’il était là. En 2019-2020, les choses seront claires et il n’y aura aucune confusion.

« Je vais diriger l’équipe et toutes les décisions relatives aux transactions et aux changements de personnel seront prises conjointement avec Miguel (qui a été reconfirmé comme directeur général plus tôt cette semaine), avec qui j’ai une très belle chimie », a expliqué Lapierre, qui travaillera avec plus d’aisance à l’intérieur d’un cadre où les rôles seront mieux définis.

Lapierre a mentionné qu’il ne devait pas revenir avec les Maroons, bien qu’il avait apprécié l’expérience l’hiver dernier. Mais le fait que l’équipe ait déménagé à Granby a eu une grande influence dans sa décision de poursuivre au hockey senior.

« Même si j’habite maintenant Saint-Hyacinthe, Granby, c’est chez nous, c’est ma ville et mon cœur est encore là, a-t-il dit. Amener le hockey senior à Granby et tenter d’en faire un succès, c’est aussi un très beau défi. »

Les Inouk à cœur

David Lapierre ne cache pas qu’il a discuté avec le président des Inouk, Marco Bernard, à la suite de l’annonce du départ à venir de Patrice Bosch pour la Suisse. Mais il n’a jamais voulu dire si le poste d’entraîneur lui avait été clairement offert.

« J’ai quitté les Inouk en très bons termes à l’époque et je ne souhaite que le meilleur à l’organisation, a-t-il mentionné. Et même que lorsque je lis que l’équipe n’est pas assurée de revenir à Granby la saison prochaine, je n’aime pas ça. Si les propriétaires décidaient de déménager la concession, je serai le premier à tenter de réunir des hommes d’affaires afin qu’elle demeure ici. J’ai à cœur l’équipe à ce point-là. »

Mais Lapierre croit qu’il est possible pour les Maroons et les Inouk de cohabiter à l’intérieur du centre sportif Léonard-Grondin.

« J’en suis convaincu ! », a-t-il tranché, tout en ajoutant qu’il sera heureux de donner un coup de main aux Inouk s’ils ont besoin de lui.

Le gagne-pain de Lapierre, on le sait, est le programme de hockey de l’école secondaire De Mortagne. Son horaire de travail à Boucherville ne lui aurait probablement pas permis, de toute façon, d’être sur la glace lors des séances d’entraînement des Inouk, qui ont lieu en après-midi.

Lapierre écarté du portrait, Patrick Bergeron devient clairement le candidat numéro un au poste d’entraîneur des Inouk. Selon les informations obtenues par La Voix de l’Est, le recruteur en chef de l’équipe, Peter Stewart, travaillerait de près avec Bergeron si celui-ci s’avérait le choix de la direction.