David Lapierre sera directeur des opérations hockey et entraîneur-associé chez les Maroons.

David Lapierre avec les Maroons!

Les gens des Maroons, on le sait, sont à la recherche de solutions pour relancer leur équipe. Et ils en ont peut-être trouvé une bonne, eux qui viennent d’embaucher David Lapierre à titre de directeur des opérations hockey et entraîneur-associé.

Lapierre, qui a conduit les Inouk à la conquête de la Coupe Napa au printemps de 2014, travaille actuellement au sein du programme de hockey de l’école secondaire De Mortagne de Boucherville après avoir été adjoint à l’entraîneur Gilles Bouchard pendant deux ans à Rouyn-Noranda, dans la LHJMQ. Il conservera bien sûr ses fonctions à De Mortagne, fonctions qui constituent son gagne-pain.

« Je viens aider mes amis », a lancé Lapierre, qui a souri mardi matin en lisant la chronique de l’auteur de ces lignes qui suggérait justement à la direction des Maroons d’aller le chercher.

C’est Christian Roy, un des trois propriétaires des Maroons avec David Godbout et Jackie Racine, qui a approché Lapierre. Les deux hommes sont amis, ce qui a grandement facilité les négociations. Et Lapierre est aussi un grand ami de Miguel Fortin, avec qui il travaillera de façon très étroite.

« Je serai derrière le banc avec Miguel et on va prendre les décisions à deux, a repris Lapierre, qui se souvient qu’il a entamé sa carrière d’entraîneur à Waterloo, avec les Maroons junior AA. Miguel était mon adjoint avec les Inouk en 2015-2016 et je conserve un excellent souvenir de notre collaboration. »

Les choses ne sont pas toujours très claires avec les Maroons ainsi qu’au hockey senior en général et, si on comprend bien, Lapierre, en tant que directeur des opérations hockey, sera en haut de Fortin dans l’organigramme de l’équipe. Si on comprend bien aussi, Fortin conserve aussi ses fonctions de directeur général.

« Ce que je veux, moi, c’est que les Maroons gagnent des matchs et qu’on avance, a pour sa part expliqué Fortin. J’ai l’équipe à cœur et je veux que ça marche. Honnêtement, mon titre et ceux des autres m’importent peu. David est un vieil ami et je suis très heureux à l’idée de travailler avec lui. Il va nous aider, c’est clair. Son embauche est une très, très bonne nouvelle. »

Le président des Maroons, David Godbout, a quant à lui indiqué être fier de compter « sur un homme de hockey avec un tel curriculum vitae » dans son organisation. Il n’a pas nié non plus que l’équipe réalise en même temps un excellent coup de marketing.

« David a carte blanche par rapport aux décisions hockey. Et je suis convaincu qu’il formera un duo du tonnerre avec Miguel. Son arrivée nous donne de la crédibilité et elle donne aussi de la crédibilité à la ligue. »

Lapierre a carte blanche au point où s’il a envie de ramener Olivier Laliberté avec les Maroons, il peut le faire.

« C’est à David de décider, a repris Godbout. En congédiant Olivier, j’ai voulu provoquer un choc électrique et à voir les réactions partout, je pense que j’ai réussi mon coup. On verra maintenant ce que David veut faire. »

Sur le sujet précis de Laliberté, qui a aussi été son adjoint chez les Inouk, Lapierre n’a pas voulu trop s’avancer. Mais ne tombez pas en bas de votre chaise si Laliberté revient avec le club waterlois.

Lapierre devra aussi statuer sur le cas de Derrick Jacobs, qui est débarqué derrière le banc des Maroons à titre d’adjoint avant les Fêtes.

« La liste d’appels que je dois faire est assez longue », a ajouté Lapierre, sans vouloir aller plus loin.

Parler avec les mécontents

Mais la priorité de Lapierre, c’est de s’assurer qu’il aura un alignement complet samedi soir alors que les Sportifs de Joliette seront à l’aréna Jacques-Chagnon. Il entend ainsi entrer en contact avec les joueurs mécontents à la suite du congédiement d’Olivier Laliberté, à commencer par Jason Larochelle, qui a affirmé dans l’édition de mercredi de La Voix de l’Est qu’il n’endossera plus l’uniforme des Maroons.

« Jason est une bonne personne, un bon défenseur et un guerrier. Et si ce qui est arrivé lui a fait si mal, c’est parce qu’il a des valeurs. J’aimerais qu’il revienne. »

Lapierre a dirigé plusieurs joueurs des Maroons tandis qu’il était derrière le banc des Inouk. Comme Charles Power, Jason Crack, Jonathan Delorme et Alexandre Coulombe. Et il en connaît plein d’autres, soit parce qu’ils sont de la région ou parce qu’il a coaché contre eux.

« Les Maroons, c’est un naturel pour moi. Je sens que j’ai beaucoup d’affinités avec l’équipe. Ce n’est pas du hockey de développement, c’est vrai, mais ça reste du hockey, et du hockey de qualité en plus. »

Puisqu’il continuera à donner priorité au programme de hockey de l’école De Mortagne, Lapierre ne sera pas derrière le banc à chacun des matchs.

« Mes nouveaux patrons le savent, ils comprennent et ils acceptent la situation. Mais même lorsque je ne serai pas là, je vais élaborer le plan de match avec Miguel .»