David Lapierre derrière le banc des Maroons. « Du hockey, c’est du hockey », dit-il.

David Lapierre apprend lui aussi

« Du hockey, c’est du hockey. Que ce soit chez les novices, les juniors ou les seniors, c’est la même chose : on prend un groupe d’individus, on travaille avec eux et on essaie de former un véritable tout. »

Certains ont été surpris lorsque David Lapierre a accepté de venir prêter main-forte aux Maroons. Après tout, il n’avait jamais fait autre chose que du hockey de développement auparavant. Mais voilà que l’ancien entraîneur des Inouk affirme qu’il n’a jamais eu de préjugés défavorables envers le hockey senior.

« J’ai énormément de respect pour ces hommes qui travaillent 40 heures par semaines à l’usine ou au bureau, qui sont bien souvent des pères de famille et qui, une fois la fin de semaine venue, viennent tout donner ce qu’ils ont sur la patinoire, a expliqué Lapierre avant le premier match de la série opposant les Maroons au Métal Perreault de Donnacona, vendredi soir à l’aréna Jacques-Chagnon. Ce sont des passionnés et moi, j’ai du respect pour quiconque a cette passion pour son sport. »

Évidemment, Lapierre dira qu’il aimerait pouvoir faire un peu plus d’enseignement. Dans la Ligue de hockey senior AAA, on le sait, on ne pratique pas.

« On prépare tout de même un plan de match pour chaque rencontre. Celui conçu en fonction du Métal Perreault a été envoyé par… Facebook aux gars cette semaine. C’est certain qu’on fait les choses un brin différemment dans le senior… »

Aussi, il admettra qu’il n’achète pas tout du hockey senior.

« Quand je vois des scènes comme celle qui a valu une suspension de cinq ans à Robby Petiquay, ça m’écœure. La bataille, c’est une autre chose. Ça, c’est de la barbarie. Mais les gens de la ligue ont bien réagi en punissant sévèrement un geste sauvage. »

Les chums

Mais David Lapierre est d’abord et avant tout débarqué au pays des Maroons pour aider ses chums, a-t-il répété.

« Miguel (Fortin), Olivier (Laliberté) et Christian (Roy, le copropriétaire), ce sont tous mes amis. Et je connaissais déjà plein de joueurs des Maroons, soit parce que je les avais déjà coachés, soit parce que je les avais déjà côtoyés. Je sentais que je pouvais aider l’équipe, que je pouvais faire une différence. On n’a peut-être pas connu le succès escompté en fin de saison, mais je pense qu’on a quand même semé quelque chose… »

Et d’un point de vue strictement personnel, Lapierre affirme qu’il tire aussi quelque chose de cette aventure.

« Je n’ai pas eu souvent l’occasion de diriger des adultes, des hommes dont la mentalité est différente de celle des juniors. J’apprends aussi là-dedans. Quand tu fais du hockey, tu apprends à chaque jour, à chaque match… »