« C’est vrai qu’on travaille dans une industrie qui coûte cher. Alors si on peut s’aider en amenant un moteur qui va réduire les dépenses, tant mieux », affirme David Hébert.

David Hébert veut un bon départ

Même s’il n’est pas au sommet de sa forme, David Hébert aimerait éviter une chose cette saison à l’Autodrome Granby : un mauvais départ.

À la mi-juin 2018, le quintuple champion en modifié à l’Autodrome était 11e au classement. Mais les quatre victoires qu’il a remportées lors des 11 dernières épreuves lui ont permis de terminer deuxième au classement, 97 points derrière Steve Bernier. Personne ne sait ce qui serait arrivé s’il n’avait pas accumulé les mauvais résultats avant que le beau temps ne commence à s’installer.

« J’ai très mal parti, mais j’ai fini en force, explique-t-il. Quand j’étais 11e, je n’aurais jamais cru que j’allais finir deuxième. Honnêtement, ça a été une drôle de saison. »

Hébert ne veut pas d’un mauvais départ, mais il est indisposé par un quelconque mal à une jambe après avoir pris froid. Non, il n’est pas à 100 %, il n’est pas à l’aise.

« J’ai couru à Plattsburgh il y a deux semaines, mais j’aurais plutôt dû être en béquilles. J’ai quand même fini quatrième, mais ma liberté de mouvement était réduite pour la peine. Ça va mieux, mais ce n’est pas parfait. Ce n’est pas une excuse, je ne me servirai pas de ça si ça ne va pas bien… »

Hébert a tout de même hâte à vendredi soir alors que les gens de l’Autodrome présenteront leur programme d’ouverture une semaine plus tard que prévu. La pluie, on le sait, est venue contrecarrer les plans de tout le monde vendredi dernier.

Le Kick off Challenge, rappelons-le, permettra au vainqueur de la finale de 50 tours en modifié de remporter la somme de 3000 $.

Avec le moteur 358… pour le moment

David Hébert et l’écurie du ONE possèdent un moteur W16. Mais le pilote de Saint-Damase entend néanmoins entamer la saison avec son 358.

« La saison dernière, j’ai utilisé le W16 trois fois à Granby et les résultats ont été intéressants, se souvient-il. Je vais assurément m’en servir d’autres fois cette année, mais je vais attendre que les conditions soient gagnantes. Je ne suis pas certain que ce soit l’idéal en début de campagne alors que la piste est très collante. »

Hébert affirme qu’il n’a rien contre le W16, surtout avec une voiture plus légère de 150 livres à Granby.

« C’est vrai qu’on travaille dans une industrie qui coûte cher. Alors si on peut s’aider en amenant un moteur qui va réduire les dépenses, tant mieux. À un moment donné, on n’a pas le choix de prendre l’argent en considération dans les décisions qu’on prend. »

N’empêche que c’est avec un moteur à gros bloc dans sa voiture qu’Hébert a envie de vivre le dernier gros trip de sa carrière.

« Ce n’est pas pour tout de suite, mais j’aimerais éventuellement m’équiper à nouveau d’un gros bloc et me payer une belle saison de 15 ou 20 courses aux États-Unis et ici. Après ça, me semble que je pourrais me retirer en paix. »

À 43 ans, David Hébert semble avoir retrouvé le feu sacré qui brûlait peut-être un peu moins intensément il y a quelques années. Clairement, le petit monde des courses sur terre battue de chez nous a encore besoin d’une de ses plus grandes vedettes.

« J’ai encore du plaisir. Et quand on gagne, c’est toujours plus l’fun. Mais pour gagner, ça prend un bon départ… »

L’objectif est clair.