«Quand ça va bien comme c'est le cas présentement, tu renoues avec la passion des débuts», explique David Hébert.

David Hébert s'amuse

« Il y a de ces années où on dirait que tout va bien. Mais on a travaillé fort, on a pris les bonnes décisions et ça rapporte. Quatre courses, ça ne fait toutefois pas une saison... »
Les choses vont effectivement plutôt bien pour David Hébert en ce début de campagne. À l'Autodrome Granby seulement, il compte quatre podiums, dont deux victoires. Et il est tout aussi dominant à l'Autodrome Drummond et au RPM Speedway.
« Avec le ONE, j'ai neuf podiums en autant de courses depuis le début de la saison, dit-il. Est-ce qu'on peut parler d'une année de grâce ? Peut-être. La décision de changer de moteur, en juillet dernier, a fait une grosse différence. »
« Pour une piste comme celle de Granby, le nôtre n'était plus à jour. On aurait pu se tromper, mais on a fait le bon choix », ajoute-t-il
On ne doutait pas qu'Hébert allait connaître de bons moments en 2017 après qu'il eut terminé la dernière saison en force. Après un départ difficile, on s'en souviendra, il a recommencé à fréquenter le podium de façon régulière à compter­ de juillet.
« L'hiver a ensuite servi à trouver les bons réglages, les bons ajustements. Quand la saison a commencé­, nous étions prêts. »
Hébert affirme avoir l'impression de conduire une voiture « presque parfaite ». Mais voilà, lorsqu'on est au volant d'une telle voiture, ça met un peu de pression sur les épaules du pilote.
« Je ne vois pas les choses comme ça. J'ai une bonne voiture, je me considère privilégié, et mon travail est d'amener mon bolide le plus loin possible. Ce n'est pas de la pression, c'est juste le désir de bien faire ma job. »
Hébert compte quatre championnats en modifié à l'Autodrome Granby, le dernier remontant à 2015. Bien sûr, il lui est impossible de ne pas viser le coup de circuit cette année compte tenu du départ qu'il connait et de la qualité de sa voiture.
« Je vise le championnat, c'est clair. En même temps, il ne faut rien prendre pour acquis même si ça va bien. Un gars comme François­ Bernier ne doit jamais être compté pour battu. À mon avis, ça reste l'homme à battre. »
Bernier est actuellement troisième au classement, 45 points derrière Hébert. Le Granbyen Steve Bernard est deuxième, à 38 points de la tête.
Robidoux
Même s'il a été le premier à prétendre que le moteur Dodge avantageait injustement Steve Bernier (revenu à Chevrolet cette année) et Kayle Robidoux, David Hébert admet que l'absence de la voiture no 46 n'est pas une bonne chose.
« Kayle, c'est un sapré bon pilote et il manque au plateau. Sincèrement, j'aimerais qu'il revienne parmi nous. Est-ce qu'il va finir par s'entendre avec les dirigeants de l'Autodrome ? Je l'espère. Peut-être qu'une pénalité de 100 livres, c'est trop... »
À 41 ans, pour le reste, Hébert semble s'amuser comme un p'tit fou.
« Quand ça va bien comme c'est le cas présentement, tu renoues avec la passion des débuts. Mais au risque de me répéter, il ne faut jamais rien prendre pour acquis. Je suis convaincu qu'il y a plusieurs gars qui travaillent fort dans le garage afin de trouver la façon de me battre. C'est correct et c'est de bonne guerre... »