« Puisque le plaisir est encore là et que le goût de la victoire est encore présent, on continue, on lâche pas », lance David Hébert.

David Hébert en veut encore !

C’est à titre de seul pilote de l’histoire à avoir été couronné cinq fois en modifié à Granby que David Hébert va débarquer à l’Autodrome vendredi soir.

« On se lance pour une autre saison et ça, c’est l’fun, mentionne Hébert, 42 ans, qui a commencé en sportsman en 1993, il y a donc 25 ans. Puisque le plaisir est encore là et que le goût de la victoire est encore présent, on continue, on lâche pas. Oui, j’en veux encore. »

Hébert a connu une saison de rêve l’an dernier. Il a triomphé à Granby, a terminé deuxième au classement à l’Autodrome Drummond et a fini troisième au RPM Speedway. À Drummondville comme à Saint-Marcel, il luttait encore pour le championnat lors du dernier programme de la saison.

« Est-ce que je peux faire encore aussi bien cette saison ? C’est l’objectif. Chose certaine, on travaille en conséquence. »

Hébert, de Saint-Damase, identifie les frères François et Steve Bernier (François a été vice-champion en 2017), Steve Bernard, Mathieu Desjardins et le jeune Mathieu Boisvert comme étant ses principaux adversaires.

« En fait, y’a une dizaine de gars qui peuvent gagner à Granby à chaque vendredi soir. C’est comme ça depuis des années et ça va continuer d’être comme ça. »

Il n’a pas identifié François Adam comme un des prétendants au titre, mais il avoue qu’il a hâte de voir comment son vieux chum va se débrouiller.

« François réalise ni plus ni moins un rêve en se retrouvant en modifié, dans la grosse classe. Je suis content pour lui. Il a du talent, il a toujours appris vite et je suis convaincu qu’il aura des résultats intéressants. »

Incertitude
David Hébert a tout de même vécu dans l’incertitude au cours de l’hiver. Ainsi, le petit monde des courses sur terre battue a été secoué par l’annonce de Serge Desjardins et de Gaétan Beauregard d’abandonner leur passion après 40 ans à accumuler les succès à titre de propriétaires de l’Équipe du ONE. Mais Hébert, accompagné de quatre partenaires, a mis les mains dans ses poches et a sauvé l’équipe.

« Un peu avant les Fêtes, ça semblait clair que c’était fini, raconte-t-il. Mais lorsque notre commanditaire principal s’est montré intéressé à poursuivre l’aventure, on s’est dit : “OK, on y va !” Je n’aurais pas pu sauver l’équipe à moi seul, mais avec des partenaires, j’étais prêt à faire mon bout de chemin. L’Équipe du ONE, c’est une belle tradition et ça aurait été vraiment triste que ça se termine comme ça... »

Bien sûr, Hébert ne serait pas resté joueur autonome très longtemps si l’Équipe du ONE était tombée. Mais il est heureux de poursuivre avec les gens qui sont devenus ni plus ni moins sa deuxième famille.

« Les années passent, on vieillit et on dirait que la stabilité devient plus importante tout d’un coup », souligne-t-il.

Hébert aura deux nouvelles voitures à sa disposition cette saison, ce qui augmente probablement encore un peu plus son plaisir.

« Elles sont belles et je pense qu’elles seront performantes. L’hiver a été long, il est temps que la saison commence ! »