David Hébert reste calme. «Tout fonctionne présentement pour Steve (Bernier), il est sur une belle séquence et il en profite», dit-il.

David Hébert : pas de panique !

Même s’il vient de voir Steve Bernier remporter les quatre dernières finales en modifié, David Hébert reste calme. Il maintient que le championnat va se jouer lors de la dernière finale de la saison.

« Il n’y a aucune raison de paniquer, explique Hébert, cinq fois champion à l’Autodrome Granby. Tout fonctionne présentement pour Steve, il est sur une belle séquence et il en profite. Il a fait ses devoirs pour avoir une voiture parfaite et c’est à nous, maintenant, de faire la même chose. »

En coulisse, sans le dire trop fort, certains se demandent si la voiture de Bernier respecte toutes les règles. Hébert fait la moue quand on lui parle de ça.

« Ça m’est arrivé d’être très dominant et les gens se demandaient aussi si j’étais légal à 100 %. Ça m’arrive d’avoir un mini, mini doute dans le cas de Steve, mais je sais aussi que c’est un excellent pilote qui n’a pas peur, non plus, de passer des heures et des heures dans le garage. Non, je n’irai pas voir les dirigeants afin d’exiger une inspection complète. »

Le pilote de Saint-Damase est actuellement deuxième au championnat, à 18 points de Bernier.

« Il reste plusieurs courses, il peut encore se passer bien des choses. Il suffit d’une soirée, parfois, pour que tout change. »

Et parlant de changement, Hébert a changé le moteur sur sa voiture.

« On a installé quelque chose de plus agressif, quelque chose de mieux adapter aux conditions de piste actuelles. On verra ce que ça va donner. »

Hébert a utilisé son moteur W16 deux petites fois cette année à Granby. Mais il reste fidèle au 358.

Du piquant

Le mois d’août annonce le sprint final de la saison. Et c’est là, selon David Hébert « que le fun commence ».

« Là, il va commencer à y avoir de la pression, chacun des programmes va devenir important. Et moi, la pression, j’aime ça, c’est là que je suis à mon meilleur. »

Hébert est premier au classement au RPM Speedway ainsi qu’à Drummondville. Il n’y a qu’à Cornwall, finalement, où ça ne fonctionne pas.

« Il y a des saisons comme ça où, sans savoir vraiment pourquoi, ça ne marche pas à telle piste. C’est comme ça à Cornwall cette année. »

Mais à Granby, ça roule, même s’il ne domine pas au classement. Il compte néanmoins trois victoires depuis le début de la saison sur la rue Cowie.

« J’aime la rivalité avec Steve. Ça a mis du piquant à la saison. Dans les premières semaines, les estrades étaient loin d’être remplies et certains disaient même que c’était plate. Là, il y a de l’action, y’a une belle course au championnat et les gens ont toujours hâte au prochain programme. J’aime la fébrilité qu’il y a dans l’air. »

En marge du Défi-Vision, c’est à une finale de 50 tours que les amateurs sont conviés en modifié. Notons que le Granbyen Félix Murray effectuera son premier départ en modifié chez lui, à bord de la voiture de Jean Boissonneault, après avoir été invité à faire de même à Saint-Guillaume dimanche dernier.