David Godbout après l’un de ses 171 combats en carrière.

David Godbout, le joueur, prend sa retraite

Précisément 171 combats plus tard, David Godbout a décidé que le temps était venu de raccrocher.

En théorie, la suspension de quatre matchs de Godbout a pris fin samedi dernier, lors de la dernière rencontre du calendrier régulier des Maroons. Il ne reviendra pas sur la patinoire, mais il continuera à assumer ses fonctions de président de l’équipe.

« Mon temps est fait, lance Godbout, 30 ans. Physiquement, je suis magané. Mais il y a autre chose. Les derniers événements m’ont fait rendre compte que je ne peux être efficace en étant dans l’administration des Maroons et en jouant en même temps. Pour le bien de l’équipe que j’aime tant, l’heure est venue de laisser la place à l’administrateur et mettre de côté le bagarreur. »

Les partisans des Maroons aimaient Godbout, le dur à cuire. À sa façon, il a clairement contribué à la popularité de l’équipe.

« Être bagarreur, c’est un métier difficile. Autant mentalement que physiquement. Et à chaque fois que je me battais, je le faisais avec tout mon cœur. »

Godbout a fait le plus gros de sa carrière avec les Maroons, bien qu’il ait aussi joué à Sainte-Anne-de-la-Pérade et Saint-Léonard-d’Aston, à l’époque de la Ligue senior de la Mauricie, ainsi qu’à Laval, Cornwall et Rivière-du-Loup, le temps de quelques matchs, dans la Ligue nord-américaine.

La dernière année, principalement les derniers mois, n’a pas été de tout repos pour Godbout. Sa décision de congédier l’entraîneur-adjoint Oliver Laliberté (qui est finalement revenu) a fait jaser pour la peine et les propos associés à l’homophobie qu’il a tenus à la suite d’une bagarre à Bécancour, pendant la période des Fêtes, ont miné sa crédibilité. Par contre, il faudra se souvenir qu’il est celui qui a convaincu Christian Roy de « sauver » les Maroons alors que l’ex-copropriétaire Daniel Roy, l’été dernier, voulait se départir de l’équipe.