Le vétéran recruteur Bob Johnson

D’autres belles rencontres sur la «planète hockey»

CHRONIQUE / Plus je me promène dans les différents amphithéâtres de la province, plus je renoue avec d’anciens compagnons de route. Des gens qui furent de très bons amis ou d’excellentes connaissances. Au fil de mes conversations, je réalise que si la majorité du personnel des arénas a beaucoup rajeuni, il n’en reste pas moins qu’un bon lot de vétérans y travaillent toujours avec autant de passion.

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La preuve: j’ai dernièrement retrouvé le vétéran recruteur Bob Johnson. Devenu recruteur-chef pour le compte de l’International Scouting Services (ISS), lui qui a longtemps été recruteur des Maple Leafs de Toronto dans l’est de l’Amérique du Nord sous l’ère de feu Pierre Dorion senior (en effet, le père de l’actuel directeur général des Sénateurs d’Ottawa a été dépisteur-chef des Leafs durant plus d’une décennie), Bob sillonne maintenant les arénas du Québec pour scruter nos meilleurs talents de 15 et 16 ans. 

Pour ceux qui l’ignoraient, l’ISS ressemble en tous points à une centrale de recrutement, que ce soit celle de la Ligue de hockey junior majeure du Québec (LHJMQ), celle de l’Ontario Hockey League (OHL) ou même celle de la LNH. Elle a des tentacules partout. Elle possède des recruteurs en Russie, voire dans les pays scandinaves. 

Le hockey étant un petit milieu où les contacts entre les gens sont nombreux, celui qui est le beau-frère de Patrice Brisebois a d’ailleurs retrouvé, avec l’ISS, l’ex-hockeyeur José Charbonneau, l’un des grands patrons de l’organisation qu’il avait côtoyé à une époque où il agissait comme dépisteur avec les Voltigeurs de Drummondville. 

Dans le temps, José était l’un de ses piliers. L’ex-premier choix du Canadien lors de la séance de sélection de 1985 a, de son côté, déjà embauché l’ancien gardien Les Kuntar, lui-même un ancien choix du CH, la Sainte-Flanelle l’ayant choisi en 6e ronde en 1987. 

Au fil de notre conversation, le bon vieux Bob me mentionnait aussi qu’il venait de procéder à l’embauche du jeune Granbyen Maxime Côté, qui aura comme mandat de porter une attention particulière aux espoirs des régions du Richelieu et de l’Estrie.

Jean-François Duhamel

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Parlant de jeunes recruteurs issus de la région de Granby, j’ai croisé récemment le dépisteur Jean-François Duhamel, originaire de Saint-Paul-d’Abbotsford, qui travaille avec l’organisation des Eagles du Cap-Breton (LHJMQ) dans les régions de Montréal, du Richelieu et de l’Estrie. Disons que de voir mon ancien élève au Verbe Divin devenir recruteur m’a touché, car si je connaissais sa passion peu commune pour le hockey, jamais je n’aurais pensé que ce jeune plutôt timide et réservé aurait eu l’audace d’en faire son gagne-pain.

«Monsieur Danny, quand je vous écoutais nous parler de hockey et que vous nous répétiez d’être intenses dans nos actions et de ne jamais avoir peur de foncer, tout en restant polis, j’avoue que ça me trottait continuellement dans la tête. Un jour, j’ai donc décidé de me faire confiance. C’est là que les Screaming Eagles m’ont fait signe. Depuis, je ne l’ai jamais regretté!»  

Il y a des jours, en enseignement, où se demande si nos actions ont vraiment de l’importance aux yeux de nos élèves. 

J’avoue que cet après-midi-là, après avoir entendu son histoire, j’ai cessé de me poser des questions... et je me suis revu plus jeune de 25 ans!

ON EN JASE AUTOUR D’UN BON CIGARE

Toujours au sujet d’anciens étudiants œuvrant dans le domaine du hockey, je me réjouis d’apprendre que le jeune Anthony Girouard-Roy, 22 ans, vient de graduer en management sportif à l’Université de Sherbrooke. Pour parfaire sa formation, il vient d’ailleurs d’être accepté au sein de la prestigieuse Sports Management Worldwide, basée à Portland en Oregon, où il suivra une série de cours en ligne tirés des réflexions d’Harry Sinden, l’ancien directeur général des Bruins de Boston admis au Temple de la renommée du hockey, et de Mike Oke, l’actuel directeur général des Petes de Peterborough de la Ligue junior de l’Ontario. Mais ce qu’il ne sait pas, c’est qu’au cours de cette formation de huit semaines, il aura l’immense chance de côtoyer mon bon ami Dino Caputo, un dépisteur des Americans de Tri-City de la Ligue de l’Ouest, que j’ai connu alors qu’il donnait plusieurs cours pour Hockey Canada. À titre comparatif, assister à une conférence donnée par Dino, c’est comme assister à un cours offert par le vénérable Jean-François Mouton, une légende vivante dans le coaching au Québec. Le fils de l’animatrice Martine Girouard et du policier Jocelyn Roy en a de la chance ! Mais soyez assurés qu’il saura en profiter, lui qui a une bonne tête et qui a toujours été de commerce très agréable. Entre-temps, il pourra cependant continuer de se faire prendre en « selfies » tous les samedis matin par les très nombreux clients du restaurant Normandin de Granby, où il travaille, lui qui ressemble à s’y méprendre à notre premier ministre Justin Trudeau ! 

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