Dany Voghel, à la suite de sa dernière victoire à l’Autodrome. «Si je peux continuer à être régulier, finir plus souvent qu’autrement sur le podium, je vais être content», explique-t-il, ici en compagnie de l’annonceur Dave Paryzo.

Dany Voghel, le vrai Monsieur pro-stock

À la suite d’une finale de 50 tours, l’Autodrome Granby couronnera Monsieur pro-stock, vendredi soir. S’il faudra voir quel pilote héritera du titre en piste, on sait tous déjà que le vrai de vrai Monsieur pro-stock, c’est Dany Voghel.

À la fin de la dernière saison, Voghel a reçu la Coupe du président, remise à la personnalité de l’année dans le monde du stock-car sur terre battue. Il a été récompensé pour tous les efforts qu’il fait afin de garder en santé, pour ne pas dire simplement en vie, la classe pro-stock.

« Je suis un pilote, mais je suis aussi un organisateur, explique Voghel, de Saint-Pie. J’aime m’impliquer, j’aime en faire un peu plus, comme lorsque j’ai parti l’équipe de Belœil, dans le temps, dans la Ligue de hockey senior Richelieu. Les courses, c’est ma passion, et si je peux mettre mon grain de sel pour aider mon sport, tant mieux. »

L’an dernier, Voghel a mis sur pied la série Soleno, qui est devenue depuis la série Farnham. Voghel a certainement réussi un bon coup en allant convaincre les gens de la brasserie Farnham Ale & Lager de s’impliquer dans le monde des courses.

« On avait trois courses l’an dernier et on en a maintenant six (à Granby, Drummondville, Saint-Marcel, Saint-Guillaume, Cornwall et Plattsburgh) cette année. Des séries comme celle-là, ça contribue à rehausser l’intérêt des gars, ça donne un beau plus à la catégorie. »

Car la classe pro-stock, on va se le dire, a besoin de toute l’aide qu’elle peut avoir. Vous allez tout comprendre si on vous dit qu’avec 16 voitures, ce fut la meilleure soirée de la saison il y a une semaine à l’Autodrome.

« On a perdu des pilotes au cours des dernières années et souvent pour de mauvaises raisons. Je pense à Jocelyn Roy et Normand Voghell, qui boudent depuis un bon bout, et qu’on aimerait revoir. Évidemment, on ne peut pas forcer personne. Je qualifierais la situation de la classe comme étant précaire. C’est dommage parce qu’on a de belles voitures, ce n’est pas la catégorie la plus dispendieuse et je dirais que, 90% du temps, on donne un bon spectacle. Mais j’y crois, je crois à un avenir meilleur. »

Mais de façon générale, Voghel a l’impression qu’il y a simplement trop de classes au Québec. Sur la terre battue comme sur asphalte.

« On essaie de copier les Américains, mais on n’est pas équipés pour le faire avec notre petite population. On est huit millions au Québec, pas 300 millions ! »

Être régulier

Dany Voghel est actuellement cinquième au classement des pilotes en classe pro-stock à l’Autodrome, 63 points derrière Pascal Payeur. Disqualifié pour avoir brassé un peu trop lors de la première épreuve de la saison, il a ensuite terminé deuxième et premier.

« J’ai fini deuxième au classement la saison dernière. Et quand tu as été vice-champion, tu rêves normalement au titre, dit-il. Mais je sais que j’ai déjà pris un certain retard. Si je peux continuer à être régulier, finir plus souvent qu’autrement sur le podium, je vais être content. »

Mais il l’avoue : le titre de Monsieur pro-stock, qui est à l’enjeu vendredi, lui trotte dans la tête.

« Disons que je me verrais bien quitter l’Autodrome avec cette ceinture-là… »

Même s’il le sait que, dans le fond, c’est lui le vrai de vrai Monsieur pro-stock…