« Évidemment, je veux retourner dans la Ligue nationale. J’ai discuté avec des gens après avoir quitté le Canadien, mais ça n’a pas abouti. L’offre de Dainius Zubrus est arrivée à point », explique Daniel Lacroix.

Daniel Lacroix s’en va en Lituanie

Bien qu’il lui reste encore un an à écouler à son contrat avec le Canadien, Daniel Lacroix n’entend pas rester à son domicile de Shefford à ne rien faire. La preuve, il se prépare à quitter pour la… Lituanie, lui qui dirigera l’équipe nationale de ce pays de l’ex-Union soviétique.

Lacroix a été embauché par Dainius Zubrus, un ancien du Canadien devenu président de la Fédération de hockey sur glace de Lituanie. Fin des années 1990, Zubrus et Lacroix ont joué ensemble avec les Flyers de Philadelphie et sont demeurés bons copains.

« J’ai signé un contrat d’un an, a expliqué l’ancien adjoint de Michel Therrien et de Claude Julien chez le Canadien. Essentiellement, je vais diriger l’équipe lors du tournoi de la Coupe Baltique, au mois de novembre, ainsi qu’au championnat mondial le printemps prochain. J’aime le défi qui se présente à moi et j’aime beaucoup l’idée d’être entraîneur en chef également. »

Lacroix a été entraîneur adjoint de façon continue depuis le début des années 2000. Mais à l’exception d’un court séjour en tant que patron derrière le banc des Wildcats de Moncton, en 2005, il a toujours été un fidèle lieutenant. Il a été adjoint à Moncton, dans la LHJMQ, mais aussi avec les Islanders de New York, le Lightning de Tampa Bay, les Rangers de New York et bien sûr avec le Canadien, dans la Ligue nationale, ainsi qu’à Hamilton, dans la Ligue américaine.

« Évidemment, je veux retourner dans la Ligue nationale. J’ai discuté avec des gens après avoir quitté le Canadien, mais ça n’a pas abouti. L’offre de Dainius est arrivée à point. »

Lacroix l’avoue : il ne connaît pas grand-chose de la Lituanie, si ce n’est qu’elle est située sur la rive orientale de la mer Baltique. Mais il sait que c’est un pays où le hockey n’est pas roi et maître.

« Il y a beaucoup d’ouvrage à faire. Il n’y a pas beaucoup d’arénas là-bas. C’est un pays où le basketball prend beaucoup de place. Le hockey est un sport en développement en Lituanie. »

Il y est allé une fois depuis qu’il a discuté avec Zubrus une première fois. Comme il est allé en Chine donner des cliniques aux entraîneurs locaux pour le compte de la LNH. Et comme il ira en Finlande la semaine prochaine, toujours pour le compte du circuit de Gary Bettman.

« Honnêtement, je n’ai pas trop arrêté depuis la fin de mon association avec le Canadien. Et c’est parfait comme ça. Je suis en santé et j’ai encore le goût de faire du hockey. À 49 ans, je ne suis vraiment pas rendu à prendre ça mollo. »

Toujours sous contrat avec le Canadien, il a aussi le luxe de choisir ce qui l’intéresse. Ce qui est un avantage non négligeable.

« J’ai dit oui à la Lituanie parce que le défi m’intéressait et non parce que j’y étais obligé », souligne-t-il.

Heureux pour le Canadien

Daniel Lacroix a bien sûr regardé quelques matchs du Canadien depuis le début de la saison. Et il a aimé ce qu’il a vu.

« Il y a beaucoup d’enthousiasme et je trouve ça l’fun. Je suis content pour les gens de l’organisation parce qu’il y a plein de bonnes personnes chez le Canadien. Je le répète, je ne suis pas amer. Je souhaite sincèrement le meilleur à l’équipe. »