Célébrer, Danick Sylvestre n’a fait que ça au cours des dernières semaines à l’Autodrome Granby.

Danick Sylvestre, l’intouchable

Danick Sylvestre l’avoue candidement : il est le premier surpris de ses éclatants succès à l’Autodrome Granby cette saison.

Meneur au classement chez les sports compacts, Sylvestre a remporté les quatre dernières épreuves de sa catégorie. Il est dominant avec un grand D, un peu comme l’a été Pierre-Olivier Breault avant de faire le saut en pro-stock.

« On a monté une nouvelle voiture (une Honda Civic 1993) et on n’a pas encore fait autre chose que gagner avec elle à Granby!, lance Sylvestre, d’Ange-Gardien. On a travaillé fort et on continue à travailler fort dans le garage toutes les semaines. Le travail, combiné à l’expérience en piste qui commence à rentrer, font des miracles. »

Sylvestre, qui court également au RPM Speedway ainsi qu’à l’Autodrome Drummond, commence bien sûr à rêver au championnat. Qui ne le ferait pas avec les résultats qu’il obtient ?

« Étirer notre séquence victorieuse le plus longtemps possible et gagner le championnat, ce sont nos objectifs. J’ai eu tellement de malchances avant cette année que je savoure vraiment ce qui m’arrive. »

Sylvestre, 21 ans, en est à sa cinquième saison chez les sports compacts. Il n’avait encore jamais remporté une course avant cette année. Mais voilà, il a trouvé la bonne formule.

Avec son père
Lorsqu’il parle de ses succès, Danick Sylvestre parle constamment au « nous » et au « on ». Car voyez-vous, c’est avec son père Dominic qu’il vit sa passion des courses.

« C’est mon père qui m’a initié aux courses, c’est avec lui qui je suis allé m’asseoir à l’Autodrome le vendredi soir pendant des années avant de moi-même courir, raconte fiston. Aujourd’hui, on travaille sur la voiture ensemble, c’est avec lui qui je fais équipe. Il donne de son temps, il donne un coup de main financièrement parlant, son aide est tellement précieuse. »

Sylvestre, qui étudie en génie mécanique, aime l’adrénaline que lui procurent les courses. Mais il aime aussi le happening familial qu’elles créent.

« Le vendredi soir, les gens de ma famille sont là et mes amis aussi. On travaille ensemble, on fête ensemble et, quand ça va moins bien, ces gens-là sont là pour me remonter le moral. Et la p’tite bière à la fin de la soirée est toujours bonne! »

Bien sûr, la p’tite bière a toujours meilleur goût après une victoire. Mais ce n’est pas parce qu’il semble intouchable par les temps qui courent que Sylvestre se voit déjà dans une classe supérieure.

« J’en apprends encore toutes les semaines. Honnêtement, je ne me vois pas graduer avant encore un an ou deux. Et je vais y aller étape par étape. Lorsque je me sentirai prêt à monter, ce sera en pro-stock. On ne rêvera pas aux modifiés tout de suite… »

En attendant, il est devenu celui que tous veulent battre dans sa catégorie.