Danny Gélinas
Préparez-vous à voir souvent ce visage au cours des prochaines années, celui de l’humoriste Danick Martineau.
Préparez-vous à voir souvent ce visage au cours des prochaines années, celui de l’humoriste Danick Martineau.

Danick Martineau: humoriste des sportifs, idole des jeunes

CHRONIQUE / Pour les besoins de cette chronique, il arrive que des sujets me tombent littéralement du ciel.

Par contre, il y en a d’autres pour lesquelles j’aime joindre l’utile à l’agréable, comme le dit l’expression, que ce soit par exemple lorsque je participe à un tournoi de golf et que j’en profite pour remplir mon calepin de notes. Non seulement j’y rencontre des gens intéressants, mais j’y assouvis également ma très grande passion pour ce sport.

Toutefois, pour celle-ci, l’idée au départ était de vous faire connaître un jeune humoriste lié au monde du sport et qui est rempli de talent, tout en récompensant mon petit bonhomme qui a été vraiment sensationnel durant les trois mois qu’a duré son confinement.

Étant donné que les parents de ma douce demeurent sous notre toit et qu’ils sont tous deux âgés de plus de 65 ans, il nous apparaissait insensé de l’envoyer à l’école. Et il a fait ça comme un grand. Même si je m’occupais personnellement de son suivi scolaire à distance, il a suivi à la lettre tous ses plans de travail et ses devoirs ont été bien faits sans exception.

J’ai donc décidé de lui faire rencontrer en personne son idole Danick Martineau, tout en profitant du moment pour faire une entrevue avec cette jeune sensation du web.

Une fois dans l’auto, alors que nous nous préparions pour le voyage de retour, il me glissa à l’oreille : « Merci Papa, c’est le plus beau jour de ma vie », encore tout émerveillé qu’il était, lui qui venait de passer une heure complète avec celui dont il connaît tous les sketchs, chansons et parodies par cœur. 15 minutes plus tard, sur le pont Champlain, il en tremblait encore…

Mon petit bonhomme au comble du bonheur en compagnie de Danick, son idole.

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C’était lors d’une belle soirée durant notre dernier voyage en Floride. Pendant que nous les adultes jouions l’une de nos nombreuses parties de cartes, dehors sur le patio, je vois ressurgir fiston qui bondit de sa chaise longue, la tablette électronique dans les mains en nous disant : « Papa, Maman, écoutez ça, c’est vraiment vraiment bon ».

C’était l’une des compositions du jeune Martineau, qui, sur les airs du succès planétaire Old Town Road des artistes Lil Nas X et Billy Ray Cyrus, avait rendu hommage au petit ailier Cole Caufield, que le Canadien ont repêché 15e au total lors de la dernière séance de sélection.

Et depuis ce jour, nous n’entendons à la maison que « Danick a sorti tel vidéo », que « Danick va faire un live ce soir », que « Danick vient d’écrire une chanson sur Shea Weber », que « Danick vient d’en poster une autre sur Alexis Lafrenière », etc., etc.

Au fait, si Danick pouvait nous aider à lui faire manger ses légumes, nous serions au paradis.

Plus sérieusement, si vous saviez l’influence que le jeune Martineau a sur nos enfants, c’est indescriptible. Ce n’est pas juste le cas chez nous, je constate que c’est également la même chose dans plusieurs familles que nous côtoyons.

En plus des enfants, les parents embarquent aussi. L’autre jour au golf, j’ai même surpris mon chum Brazeau en train de fredonner la mélodie de la parodie qu’a composée Danick au sujet de la COVID-19 (sur les airs de Someone You Loved de Lewis Capaldi), qui, en date de jeudi après-midi, avait été vue plus de 2 700 000 fois sur la plateforme YouTube.

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Mais qui est-il ce Danick Martineau ?

Né le 1er janvier 1999, il fut le premier bébé né en Estrie lors de cette même année et le 2e au Québec. Il prendra donc l’habitude d’être au sommet dès sa naissance…

Blague à part, il ambitionne d’être humoriste depuis qu’il est tout jeune. Aimant se filmer sur vidéo, chose qu’il fit durant deux ans avant de toucher la scène pour la première fois au secondaire, il ira parfaire sa formation au micro en s’inscrivant au très réputé programme Arts et technologies des médias du Cégep de Jonquière en radio, qu’il a complété l’année dernière.

« Je suis sur Facebook depuis 2016 tandis que je produis un vidéo sur YouTube à raison d’une fois par semaine depuis deux ans », m’a dit d’entrée de jeu le natif de Coaticook, qui a plus d’abonnés Facebook que Patrick Huard, Gregory Charles et le chanteur Loud réunis ensemble.

« Dans la période que nous vivons présentement, je crois que la stratégie est la bonne, car non seulement le web te donne une bonne base de fans – dans son cas de Danick, c’est une évidence ! -, mais si on regarde de la manière dont la carrière de Julien Lacroix a pris son envol, on voit bien que c’est sans doute l’une des meilleures façons ! », a poursuivi celui qui est produit par la réputée firme Avanti (celle qui a entre autres produit l’émission-culte Piment fort, jadis animée par Normand Brathwaite.)

Est-ce alors possible de gagner sa vie que par le web ?

« En ce qui concerne l’enveloppe monétaire, les revenus proviennent du nombre de visionnements que chaque capsule va engendrer. Comme YouTube est une propriété de Google, l’entreprise me donne un pourcentage par rapport au nombre de visionnements. Au début, je ne gagnais pratiquement rien, mais maintenant, je peux aisément aller chercher entre 1000 et 2000 dollars par mois. »

« Par contre, lorsque j’incorpore des chansons dans mes capsules et que les musiques proviennent d’auteurs connus, je ne reçois aucun revenu, car nous nous devons de payer des droits d’auteur. Je me dis alors que la visibilité que va me procurer ce vidéo vaut bien plus que le cachet que je pourrais recevoir. De toute façon, je sais très bien qu’au bout du compte, bien des familles me découvrent grâce aux chansons et c’est ce qui est important ! »

Quand on regarde l’immense « bibliothèque » de capsules qu’il a produites sur le web, on remarque que bon nombre d’entre elles ont un lien avec le hockey, et en grande partie avec le Canadien. « Disons qu’avant toute chose, je suis un passionné du Canadien et après j’en suis un de hockey ! », des propos corroborés par sa copine, une beauté du début de la vingtaine qui se nomme Salomé Bengoufa-Maltais, qui joue souvent les rôles de sa sœur, de sa mère et bien entendu de sa blonde en plus d’être celle qui filme les capsules.

« Danick n’aime pas le Canadien, il en est fou, au point que si nous avions un souper prévu entre amis et que malheureusement ce soir-là il y a un match du Canadien à la télé en même temps, il va carrément canceller le souper ! »

Avec une si belle carrière qui semble s’amorcer comment voit-il l’avenir ?

« Je suis toujours ouvert au monde de la radio, même si je suis bien au fait qu’à Montréal, c’est un marché de vedettes. En même temps, je veux faire ma place dans le milieu de l’humour et devenir something big, tout me donnant 3 à 5 ans pour avoir mon propre one man show », a conclu ce jeune très généreux et sympathique que j’ai particulièrement adoré interviewer.

On peut donc que lui souhaiter la meilleure des chances...