Brad Wilkerson (à droite) est l’un des anciens Expos qui seront de passage à Granby vendredi soir. De 2001 à 2004, le voltigeur a vécu les dernières années de la franchise à Montréal.

D'anciens Expos seront en visite au stade Napoléon-Fontaine

Un parfum de nostalgie flottera au stade Napoléon-Fontaine vendredi soir. Une demi-douzaine d’anciens Expos de Montréal seront de passage à Granby afin de participer à une partie de balle amicale impliquant des personnalités connues dans la région. L’événement s’inscrit dans une tournée célébrant le 50e anniversaire de la défunte équipe.

Tous les profits de ce match caritatif, fruit d’une collaboration entre l’organisme ExposFest et les Guerriers de Granby, seront remis à la Fondation de l’Hôpital de Montréal pour enfants.

Ayant marqué différentes époques de l’histoire des Expos, Denis Boucher, Bill « Spaceman » Lee, Claude Raymond, Curtis Pride, David Segui et Brad Wilkerson devraient être au rendez-vous.

« Outre Segui, ils ont tous l’habitude de participer aux projets de (l’organisateur) Perry Gee. Ils reviennent parce qu’ils adorent l’ambiance. […] Ce sont aussi des gars très accessibles », a souligné Patrick Gaudreau, qui figure aussi parmi les responsables du match de vendredi.

« Curtis Pride est un peu moins connu que les autres, mais selon moi, il a vécu un moment qui figure parmi le top 25 de l’histoire des Expos. C’est un gars qui est sourd et muet. En 1993, pendant la course au championnat contre les Phillies de Philadelphie, il venait d’être rappelé des mineurs. Avec 50 000 personnes dans le Stade olympique, il a frappé un double de trois points lors d’une remontée spectaculaire. Malgré son handicap, il dit avoir senti le Stade vibrer à ce moment. »

Par ailleurs, trois citoyens de Granby ont gagné un tirage et pourront donc jouer en compagnie des anciens et de l’artiste Annakin Slayd.

Dans l’autre abri, on retrouvera une équipe locale incluant le député et ministre provincial François Bonnardel ainsi que des représentants des médias. L’animateur de radio Jean-Charles Lajoie se joindra à la fête en tant qu’entraîneur.

Reconnu comme le plus grand collectionneur d’items des Expos, Perry Gee tiendra un encan silencieux durant le match, dont le début est prévu aux alentours de 19 h. Après le dernier retrait, les spectateurs auront aussi l’occasion de rencontrer les anciens Expos et d’obtenir leurs autographes.

En date de mercredi après-midi, près de 300 billets avaient déjà trouvé preneurs. On peut toujours s’en procurer, au coût de 5 $, au Magasin Industriel et au complexe de hockey-balle Pile ou Face.

L’ex-lanceur Denis Boucher

Après Québec jeudi et Granby le lendemain, la tournée des anciens Expos s’arrêtera à Gatineau samedi avant de culminer au stade du parc Jarry de Montréal dimanche, là où tout a commencé pour les Expos.

Une belle occasion

Brad Wilkerson n’a pas tardé à accepter l’invitation des organisateurs. Et ce, même s’il devait faire le voyage à partir de la Floride.

« J’avais bien hâte à cette tournée, ça devrait être amusant. […] J’aurai l’occasion de revoir plusieurs personnes. Nos matchs contribueront aussi à une très bonne cause », a indiqué l’ex-voltigeur en entrevue avec La Voix de l’Est, avant son départ vers le Québec mercredi après-midi.

« Le moment semble bien choisi. Il y a un mouvement intéressant pour le retour des Expos présentement, alors on pourra y contribuer à notre façon. »

Repêché par les Expos en 1998, Wilkerson a évolué avec le grand club de 2001 à 2004, les quatre dernières années de la franchise à Montréal. Alors que le bateau coulait à pic, le frappeur gaucher s’est néanmoins démarqué avec 77 points produits en 2003, avant de cogner 32 circuits la saison suivante.

« Évidemment, c’était une période difficile pour l’équipe. Par contre, je me rappelle surtout les expériences positives et les amis que je me suis faits. Ce sont des souvenirs que je garderai toute ma vie. J’ai été privilégié de pouvoir jouer à Montréal », a-t-il affirmé.

Tout comme des milliers de Québécois, Brad Wilkerson a eu du mal à encaisser le déménagement des Expos.

« La transition a été rude pour le groupe de joueurs, qui devait quitter vers Washington. Pour moi, c’était l’équivalent d’être échangé à une autre équipe. »

Wilkerson est évidemment heureux de pouvoir faire revivre la magie des Expos le temps de quelques soirs, en attendant un retour hypothétique.

Qu’ils soient de Granby, Montréal, Québec ou Gatineau, les amateurs de baseball pourront démontrer que l’engouement pour « Nos Amours » est toujours bien présent au Québec.