«Je m’amuse encore, je suis encore gagner de jouer de bons matchs et je suis en santé», explique Frank Dancevic.

Dancevic aime encore sa vie

Frank Dancevic a 33 ans et il est classé 328e au monde. On est loin de l’époque où, peu après avoir remporté son deuxième Challenger en 2006, il flirtait avec le 50e rang mondial.

Dancevic participe à son 14e Challenger, tournoi où il a triomphé trois fois en simple et une fois en double. S’il est encore ici cette année, c’est parce qu’il a toujours du plaisir du terrain.

« Je m’amuse encore, je suis encore capable de jouer de bons matchs et je suis en santé, a expliqué le natif de Niagara Falls, qui vit aujourd’hui à… La Prairie avec sa petite famille. Et honnêtement, je ne pense pas que je vais prendre ma retraite de sitôt. Vraiment, j’aime encore beaucoup ma vie. »

Mardi soir, Dancevic a joué du tennis très solide face à Tankanyi Garanganga, du Zimbabwe, qu’il a vaincu 6-4, 6-4. Au deuxième tour, il affrontera l’Australien Lucas Miedler, un joueur issu des qualifications.

« Est-ce que je peux encore gagner ce tournoi ? Yeah, sure ! Et ce serait agréable d’être le premier à le gagner quatre fois. Puisque Takao Suzuki (l’autre qui l’a remporté trois fois) est à la retraite, il ne pourrait pas me rejoindre ! »

Dancevic est aussi inscrit en double à Granby. Peter Polansky et lui ont d’ailleurs atteint les quarts de finale mercredi après-midi.

« Je suis en forme et j’en profite pour jouer le plus possible. »

Coupe Davis
Fin novembre, Frank Dancevic a été nommé capitaine de l’équipe canadienne de Coupe Davis par Tennis Canada. Et il dit adorer ses nouvelles fonctions.

« J’aime ça d’abord et avant tout parce que je dirige de bons jeunes, des gars en or, a-t-il souligné. Vraiment, c’est un privilège de travailler avec Félix [Auger-Aliassime] et Denis [Shapovalov], pour ne nommer que ceux-là. Je vous le dis, l’avenir du tennis masculin canadien est entre bonnes mains avec des athlètes comme ceux-là. »

Mi-septembre, à Toronto, le Canada se frottera aux Pays-Bas en match de barrage du Groupe mondial. Dancevic parle d’un moment « spécial ».

« Ça fait longtemps que la Coupe Davis n’est pas passée par Toronto et on a plein de gars qui viennent de la région. Ce sera une motivation de plus pour plusieurs. »

Mais Toronto, ce n’est pas tout de suite. Pour l’heure, Dancevic a l’intention de démontrer qu’il a encore du bon tennis dans le corps ici même à Granby.

DE PLATTSBURGH À GRANBY EN VÉLO POUR VOIR DU TENNIS!

Un Américain mordu de tennis a parcouru la distance séparant Plattsburgh et Granby à vélo, mercredi, pour venir assister aux matchs du Challenger !

C’est Réjean Proulx, bénévole au tournoi depuis des années, qui a partagé l’information.

« En arrivant ici, tout ce que le monsieur a demandé, c’est de prendre une douche, a-t-il raconté. Je l’ai amené chez moi, tout près, et il a pu se laver. Et il est allé voir du tennis après. »

Si on se fie à Google Map, Plattsburgh-Granby, à vélo, c’est l’affaire de… six heures. Faut l'faire !

Chasseurs vs joueuses

Une semaine de tennis comme celle du Challenger, c’est plein d’anecdotes du genre. Mercredi soir, on a vu, sur un terrain secondaire, deux jeunes chasseurs de balles affronter deux joueuses (les Canadiennes Jada Bui et Ariana Arseneault) dans le cadre d’un match pour le plaisir arbitré par Leylah Annie Fernandez, partenaire de double de Rebecca Marino.

Ça jouait, ça s’amusait et c’était full cute, comme dirait l’autre.