Il y a un an, à Granby, Dale Gosselin remportait sa première victoire en carrière en série Empire Super Sprints.

Dale Gosselin n'allait pas rater un autre rendez-vous

Après avoir dû faire impasse sur l'épreuve de la série Empire Super Sprints présentée à l'Autodrome en juin dernier, Dale Gosselin n'aurait pas raté la soirée de vendredi pour tout l'or du monde.
À Granby, il y a un an, Gosselin avait remporté sa première victoire en vie en ESS. Un moment, dit-il, qu'il chérira toujours et qui est au sommet des plus beaux moments qu'il a vécus en piste depuis le début de sa carrière.
« Quand j'y pense, ça reste très, très spécial, a-t-il lancé à la suite des pratiques, vendredi. Je vis à Saint-Pie et ma toute première victoire est survenue à Granby, tout près de chez moi, devant mon monde. C'est quasiment surréaliste ! »
Gosselin, on le sait, est le gendre d'Alain Bergeron, premier champion venu du Québec de l'histoire de la série ESS. Les deux, qui travaillent ensemble au commerce du vétéran pilote à Saint-Pie, s'affrontaient vendredi.
« Mon beau-père a tout vu et il ne se gêne pas pour me faire profiter de son expérience. On a du plaisir à aller aux courses ensemble. »
Gosselin, qui est originaire de Québec, en était à son quatrième départ cette saison en ESS. Son meilleur résultat avait été une septième­ place à Drummondville.
« Je fais entre sept et 10 courses par année et c'est parfait comme ça. Je n'ai pas le budget pour en faire plus et même je l'avais, je ne sais pas si ça m'intéresserait. On voyage beaucoup en ESS et j'aime aussi faire autre chose de mes week-ends. »
En juin dernier, Gosselin avait raté le rendez-vous de Granby parce qu'il avait reçu son nouveau moteur la veille de l'épreuve et que sa voiture n'était tout simplement pas prête une fois le vendredi soir arrivé.
« C'était très frustrant. Mais là, je suis là. Honnêtement, on m'aurait payé cher pour que je sois ailleurs qu'ici ce soir ! »