Alain Déraspe et François Desaulniers sont les coorganisateurs du premier cross-triathlon de Bromont.

Cross-triathlon: Bromont plonge dans l'aventure

Alliant des épreuves de vélo de montagne, de course en sentiers et de nage en eau libre, le cross-triathlon gagne de plus en plus d’adeptes à travers le globe. Après Québec, voilà que Bromont se taille une place dans ce créneau en effervescence. Les organisateurs de la compétition souhaitent attirer le 30 juin des dizaines d’athlètes, de néophyte à élite.

L’idée de lancer une nouvelle compétition de cross-triathlon a germé il y a trois ans, portée par François Desaulniers. « En découvrant le cross-triathlon de Québec, j’ai vraiment eu la piqûre. C’est une des seules épreuves du genre dans le nord-est de l’Amérique. Comme je veux développer le sport, j’ai décidé de créer un événement », a raconté le cycliste bromontois devenu triathlonien.

Bromont s’est rapidement pointée comme une destination incontournable pour faire rayonner ce sport encore méconnu. « On a un site merveilleux pour développer le cross-triathlon, a fait valoir M. Desaulniers. Premièrement, il y a le lac Bromont. Deuxièmement, la culture est déjà présente pour le vélo de montagne et la course en sentiers. »

Toutefois, pas question de plonger en solo dans une telle aventure. Alain Déraspe, adepte d’épreuves d’endurance depuis les années 1990 et maître d’œuvre de la compétition de cross-triathlon de Québec, a accepté volontiers de co-orchestrer la première mouture à Bromont. « On veut développer le cross-triathlon à travers la province. François est tombé à point. [...] On voit vraiment l’engouement. On sent dans le milieu [sportif] qu’il y a un grand intérêt pour l’événement à venir à Bromont » a indiqué l’ex-entraîneur d’équipes du Rouge et Or de l’Université Laval.

Accessibilité et sécurité

Ayant pour principal objectif de faire découvrir le cross-triathlon, les coorganisateurs de l’épreuve bromontoise misent principalement sur l’accessibilité et la sécurité pour mousser l’intérêt des participants. « On veut des athlètes de haut niveau, mais on veut envoyer un message clair que ce ne sera pas une compétition réservée à l’élite », a mentionné Alain Déraspe. 

En ce sens, trois épreuves sont au menu le 30 juin. On propose tout d’abord deux circuits de triathlon : un « standard » comportant un kilomètre de nage dans le lac Bromont, suivi de 22 kilomètres de vélo en sentiers. Le tout couronné par huit kilomètres de course à pied en pleine nature. Le second tracé, qualifié de « découverte », aura le même ADN, mais les distances à boucler sont tronquées de moitié. Les gens pourront également se familiariser avec le vélo et la course en prenant le départ d’un duathlon, au cours duquel les participants devront rallier deux parcours de course (deux et huit kilomètres) scindés par 22 kilomètres de vélo.

Selon François Desaulniers, Bromont jouit d’une « situation géographique privilégiée », notamment près de la frontière, laissant présager une bonne participation de compétiteurs américains. « Plusieurs athlètes du Vermont font déjà l’épreuve à Québec (qui en est à sa 5e année). Bromont sera une deuxième option », a-t-il fait valoir.

L’objectif est donc d’attirer 100 participants « solos » et quelques dizaines d’équipes. Cela dit, 200 places sont disponibles pour la première année, principalement en raison de la gestion des vélos dans la zone de transition entre les épreuves, a précisé M. Desaulniers. À l’instar de Québec, Bromont pourrait entrer dans le giron de l’organisation internationale XTerra afin de grossir les rangs du circuit de cross-triathlon panaméricain. C’est du moins le souhait de M. Desaulniers « d’ici deux à trois ans ». Notons que les gagnants dans chaque catégorie de la compétition de Bromont se tailleront une place pour les championnats du monde de cross-triathlon, qui se tiendront au Danemark en 2018. 

Pour de plus amples renseignements à propos de la compétition ou pour vous y inscrire, consultez le site crosstriathlondebromont.com