Jean-Paul Cabana à la suite du lancement de Jean-Paul Cabana : un talent d’exception, bouquin écrit par Dave Paryzo.
Jean-Paul Cabana à la suite du lancement de Jean-Paul Cabana : un talent d’exception, bouquin écrit par Dave Paryzo.

COVID-19: Jean-Paul Cabana se considère chanceux

« J’ai 85 ans, j’ai vu pas mal de choses dans ma vie, mais je n’ai jamais vu une affaire de même. J’ai hâte qu’on passe à autre chose. »

Jean-Paul Cabana s’impatiente. Il a beau avoir l’âge qu’il a, l’homme aux 503 victoires en course automobile a hâte « que la vie recommence ». Parce qu’il n’est pas du genre à rester chez lui à ne rien faire.

« Le premier ministre affirme que les gens de 70 ans et plus doivent faire très attention, dit-il. Alors quand on a 85 ans, est-ce qu’il faut faire extra attention ? Moi, en tout cas, j’écoute les consignes, je limite mes sorties au minimum et je me fais livrer des choses. Mais ça fait une vie un peu plate… »

L’illustre résident de Sainte-Cécile-de-Milton est en santé. Et il l’apprécie plus que jamais présentement.

« Je regarde les nouvelles et il y a toutes ces histoires dans les CHSLD. Je me trouve chanceux d’être encore capable de m’occuper de moi. Car c’est pas mal triste ce qui se passe avec nos vieux… »

Jean-Paul Cabana est connu et a plein d’amis qui prennent de ses nouvelles régulièrement. Ce qui l’aide à tromper la solitude dans laquelle lui comme bien d’autres se retrouvent.

« Je n’attendais pas votre appel ce matin et je trouve ça l’fun que vous pensiez à moi. On va parler de courses, ça va faire du bien, ça va changer les idées. »

Il sort tout de même… un peu. Il a récemment fait l’acquisition d’une nouvelle voiture NASCAR, qu’il prépare en vue de la prochaine saison à Sanair, où il demeure actif au sein d’Expérience en piste Cabana et Ranger.

« Évidemment, tout est arrêté présentement, mais on avait déjà plein d’annulations en vue de mai, notre premier mois de la saison. Les gens ont peur et c’est bien normal. »

Pas trop inquiet pour son sport

Bien qu’il ait connu des moments sombres dans sa vie, Jean-Paul Cabana est un homme optimiste de nature. Et il ne semble pas trop s’inquiéter pour son sport, clairement un des plus touchés en raison de toutes ces annulations en lien avec la pandémie.

« Quand je vois le Grand Prix de Trois-Rivières être annulé, je me dis : ''Wow, c’est gros !'' et je trouve ça triste. Et quand je vois qu’on ne sait même pas s’il y aura des courses cet été à l’Autodrome Granby, je n’aime pas ça. Par contre, je sais une chose : quand les règles de confinement seront levées ou du moins assouplies, le public va être de retour. Les gens vont avoir besoin de sortir et de se divertir, sans compter que les amateurs de course automobile sont les amateurs de sport les plus passionnés de tous. Non, l’avenir ne m’inquiète pas vraiment. Mais il faut sortir de la situation actuelle et ça, on ne sait pas quand on va pouvoir le faire… »

Jean-Paul Cabana doit être intronisé au Mémorial de la terre battue à l’Autodrome cet été. Bien malin qui peut prédire si la cérémonie aura lieu.

« C’est un bel honneur, mais il y a des choses plus importantes à régler présentement. À un moment donné, on va recommencer à avoir du plaisir… »

Et de répéter le champion en soupirant : « J’ai jamais vu une affaire de même… »