Étienne et son père Philippe Côté-Jacques ont été sacrés champions canadiens dans certaines épreuves de course d’orientation, ce week-end.

Course d’orientation: un père et son fils champions canadiens

Un père et son fils adeptes de course d’orientation ont récolté les médailles, ce week-end, lors des Championnats canadiens en course d’orientation, qui se déroulaient à Laval et Rawdon. Étienne Jacques et son père Philippe Côté-Jacques sont devenus champions canadiens dans plusieurs distances.

Les championnats comportent trois épreuves, soit un sprint sur une courte distance, une course de distance moyenne plus technique, et une de longue distance. Durant chaque course, les participants doivent trouver les balises cachées sur le circuit, dans l’ordre imposé par l’organisation, le plus rapidement possible.

« C’est comme une chasse au trésor, explique M. Côté-Jacques, qui organise depuis quelques années de telles courses dans la région avec son club Accro O Sport. Il faut être capable de courir et de penser en même temps ainsi que de s’orienter sur le terrain avec les différents reliefs. »

Entre 300 et 400 personnes de partout au Canada et des États-Unis s’étaient déplacées pour participer.

Vendredi dernier, la carte d’Étienne n’a pas été retenue, il n’a donc obtenu aucun classement, mais il n’avait pas dit son dernier mot. Le garçon a remporté l’épreuve de moyenne distance, samedi, en 19 min 28 s, ainsi que la course longue distance de dimanche en 20 min 35 s. Il est ainsi devenu champion canadien pour ces deux épreuves. Ils étaient un peu moins d’une dizaine de garçons de moins de dix ans à participer.

Pour Philippe Côté-Jacques, il a eu le plaisir de battre son plus proche rival, le Yukonnais Forest Pearson, chez les 35-45 ans, qu’il n’avait jusqu’à dimanche jamais réussi à devancer.

Vendredi, Forest Pearson a terminé en première position pour le sprint, seulement 1 min 2 s devant le Granbyen. Samedi, le Yukonnais n’a pas participé à la course, l’Ottavien Todor Kolev a cependant pris les devants.

Les participants à une course d’orientation doivent savoir courir, s’orienter et décrypter une carte plutôt complexe.

Philippe Côté-Jacques n’était pas très loin derrière avec 1 min 49 s d’écart.

La course de dimanche a été la sienne puisqu’il a réalisé la course longue en 2 h 2, plus de onze minutes devant son rival du Yukon. « J’étais vraiment content ! C’est un gars que j’avais jamais battu. » Il repart du même coup avec le titre de champion canadien pour la longue distance.

Parcours

Dix parcours étaient préparés pour chaque course et les départs des participants étaient tous séparés d’une minute. Le coureur le plus rapide et qui poinçonne sa carte avec toutes les balises, dans le bon ordre, remporte la course.

« C’est quand même difficile quand tu ne connais pas ça, avoue M. Côté-Jacques. C’est un sport super le fun, mais qui n’est pas très connu au Québec. On essaie de développer ça le plus possible. J’aime ça et Étienne adore ça aussi. »

Les cartes topographiques sont complexes et ont leurs lots de symboles. Il faut savoir s’orienter, même en terrain inconnu.

Le Granbyen pratique ce sport hors du commun depuis six ans et voyage partout à travers le monde. Il a participé à des courses d’orientation en Pologne, en Slovaquie, en Italie, en Autriche, en Croatie et aux États-Unis, pour ne nommer que ces quelques pays. « C’est vraiment populaire en Europe. Ils sont souvent plus de 20 000 à participer aux courses. »

Pour gérer autant de monde, les organisateurs préparent environ 200 parcours différents, ce qui évite les files indiennes aux balises. À partir de ses 10 ans, Étienne pourra lui aussi courir en Europe, lui a promis son paternel. Lorsqu’il aura 17 ans, il pourra également participer aux Championnats du monde junior.

Mais les prochaines années seront tout de même occupées pour eux. L’an prochain, ils comptent bien être sur la ligne de départ des Championnats nord-américains et aux Championnats canadiens en Colombie-Britannique.