Formé au club de Cowansville depuis une dizaine d'années, Étienne Papineau (à gauche) a joint ses efforts à ceux d'Hugo Bernard (au centre) et de Marc-Olivier Plasse pour rafler les grands honneurs de la coupe Willingdon.

Coupe Willingdon: Papineau et le Québec raflent les honneurs

Pour la première fois en 20 ans, le Québec a remporté mardi la coupe Willingdon, une compétition par équipes disputée dans le cadre du Championnat canadien de golf amateur. Formé au club de Cowansville depuis une dizaine d'années, Étienne Papineau a joint ses efforts à ceux de Hugo Bernard et de Marc-Olivier Plasse pour rafler les honneurs dans la région de Toronto.
« Avec Hugo qui joue sur l'équipe du Canada, puis moi et Marc-Olivier qui connaissons de très bonnes saisons, je pense que ça faisait une très bonne équipe. Et je crois qu'on a réussi à le démontrer », se réjouit Papineau.
Organisée depuis de 1927, la coupe Willingdon oppose les équipes des dix provinces et territoires du Canada. Les deux meilleurs pointages de chaque formation sont conservés à la fin des deux rondes de jeu. 
Cette année, le Québec (-7) a finalement devancé le Manitoba (+4) par un écart de 11 coups. L'Ontario (+7) a complété le podium. « On n'avait pas vraiment d'attentes, en fait. On a simplement joué notre game. (...) Et ça a donné un très bon résultat », résume Papineau, qui représente officiellement le club de golf Pinegrove, à Saint-Jean-sur-Richelieu. 
Au plan individuel, le golfeur de 20 ans n'occupe toutefois pas la position espérée au classement du Championnat canadien amateur. Après trois rondes, Papineau se retrouve à égalité au 15e rang, à sept coups du meneur, le Colombien Camilo Aguado. Il espère toujours renverser la vapeur jeudi, lors de la ronde finale. « Si j'étais capable d'aller chercher le top-10 ou le top-5, je serais aussi content. Mais c'est sûr que je vais tout faire pour aller chercher la victoire. On sait jamais ce qui peut arriver », souligne-t-il. 
Quoi qu'il advienne, Papineau peut être fier des résultats présentés depuis le début de l'été. Il a notamment remporté le Championnat U-25 de Golf Québec et signé une deuxième place lors du prestigieux Duc de Kent. En fait, il n'a jamais été exclu du top-10 depuis la fin mai. 
Le travail effectué chaque semaine en compagnie de l'entraîneur Pierre Dugas, professionnel du club de Cowansville, semble porter ses fruits. « Pierre connaît ma game et mon swing par coeur. Il connaît les types de coups que j'aime frapper. C'est sûr qu'on fait une bonne équipe ensemble. »
Accompagnés ici du capitaine de l'équipe Ship Dion (à gauche), le Granbyen Denis Hénault, Robert Kerr, Graham Cooke et Marc Cousineau ont permis au Québec de remporter la coupe Willingdon en 1997.
«Mon plus beau souvenir»
Gagnant de la coupe Willingdon en 1997, Denis Hénault est revenu sur cette victoire marquante en entrevue avec La Voix de l'Est
« Je dirais que c'est mon plus beau souvenir, indique le Granbyen. J'ai fait plusieurs choses au fil des ans. Mais ça, c'est vraiment rare. »
M. Hénault a été champion de club à 13 reprises, sur 8 terrains différents. Il a également participé au Duc de Kent, un des tournois majeurs du golf au Québec. Mais il n'oubliera jamais le sacre qu'il a connu en compagnie de Graham Cooke, Robert Kerr et Marc Cousineau, sur les allées du Crowbush Cove, à l'Île-du-Prince-Édouard.
« (La coupe Willingdon), c'est vraiment très protocolaire. (...) Quand on sort du Québec, (le golf) devient tout un événement. Les médias sont très présents. »
Puisque la coupe Willingdon sert également de qualification dans le cadre du Championnat canadien amateur, M. Hénault précise que les joueurs de la même équipe prônent tout de même une approche individualisée. Le Granbyen avait d'ailleurs raté la coupure par un seul coup en 1997. 
« Le terrain était dur, c'est incroyable. (....) Si on ratait l'allée, il fallait trouver la balle, et on ne voyait même pas nos souliers dans l'herbe longue ! », raconte-t-il. À l'époque, la coupure était fixée à 161, comparativement à 145 pour l'édition 2017. 
Denis Hénault se réjouit de voir le Québec retourner au sommet, après deux décennies d'attente. « Depuis deux ans, on a de très bons joueurs. Comme le jeune (Hugo) Bernard, qui a gagné le Championnat canadien l'an passé. On l'a aussi vu à Glen Abbey (à Oakville, en Ontario) sur le circuit de la PGA. Je dirais qu'il est sur la bonne voie pour monter. »