Profitant d’une relance avec seulement quatre tours à faire en finale, David Hébert s’est toutefois faufilé pour remporter la Classique du Mémorial.

Classique du Mémorial: David Hébert arrache la victoire

Steve Bernier semblait se diriger vers une victoire confortable chez les modifiés, vendredi soir à l’Autodrome Granby. Profitant d’une relance avec seulement quatre tours à faire en finale, David Hébert s’est toutefois faufilé pour remporter la Classique du Mémorial.

Hébert y est allé d’une glissade à l’intérieur et les deux bolides sont entrés en contact. Le pilote du ONE a ensuite maintenu son avance jusqu’à la ligne d’arrivée.

« C’est vrai que les voitures se sont touchées, a reconnu David Hébert, sous les huées de la foule. Steve avait une voiture très rapide. Ma seule chance, c’était sur une relance. »

Pour sa part, Bernier était visiblement mécontent de l’issue de la course.

« Tu peux être déçu du résultat quand c’est de ta faute, mais ce n’est pas le cas ce soir... », a simplement commenté le Maskoutain.

Avant le programme de vendredi, Hébert détenait une avance de 12 points sur Bernier en tête de la catégorie.

Au terme d’une belle lutte avec François Bernier, Mario Clair a terminé troisième.

Les spectateurs ont retenu leur souffle dès le lancement de cette finale. Jean Boissonneault, Martin Pelletier et François Bernier ont alors été impliqués dans une collision entre les deux premières courbes.

Les secours ont peiné à extirper Boissonneault de sa voiture, qui s’est renversée. D’abord transporté par ambulance, on l’a ensuite vu marcher, bien que difficilement, dans les puits.

Vitesse et tonneaux

La classe pro-stock faisait relâche vendredi soir pour permettre l’unique passage des Lightning Sprints à Granby cet été.

La finale de cette classe reconnue pour sa rapidité a été arrêtée au septième tour, alors que la voiture de Stéphane Bergeron a effectué plusieurs tonneaux sur la partie arrière de la piste. Plus de peur que mal toutefois, puisque selon les premières informations disponibles, le pilote recrue se portait bien.

Le vétéran Eric Sundborg a profité de la relance suivante pour prendre les commandes, devant Jordan Poirier. « Little Fireball » lui a toutefois rendu la pareille au 16e passage. Poirier a résisté après un drapeau jaune tardif pour signer la victoire.

« Je m’attendais à une autre attaque de Sundborg sur la relance. J’étais prêt et mon plan a bien fonctionné », a-t-il commenté dans le cercle des vainqueurs.

Son père, Yannick Poirier, a terminé troisième.

Chez les sport compact, Jérémie Goyette s’est emparé de la tête à mi-chemin dans une finale de 15 tours. Le no 67 a tenu bon en fin d’épreuve, devançant Bruno Lafontaine et Claude Cournoyer.

Premier de la catégorie avant le programme de vendredi, Danick Sylvestre a dû abandonner avec sept tours à faire.

La finale des sportman n’était pas encore terminée au moment de mettre sous presse.

Moment inoubliable pour le clan Ranger

La soirée de vendredi avait évidemment une saveur particulière pour la famille Ranger. Présenté comme « un des personnages marquants » de son sport, le patriarche du clan, Robert, a officiellement été intronisé au Mémorial de la terre battue lors de l’entracte.

Dans une vidéo, plusieurs visages connus ont rendu hommage à un homme « fiable, honnête et généreux ».

« Je m’attendais à voir et entendre de belles choses, mais c’est plus que spécial », a ensuite lancé le principal intéressé, entouré de ses proches et des autres membres du Mémorial.

En entrevue avec La Voix de l’Est cette semaine, Robert Ranger a affirmé que, malgré ses championnats chez les modifiés (1989) et dans la classe « récent modèle » (1987) à Granby, il retiendra surtout les moments passés en famille autour des pistes.

« Pour moi, c’est un trophée, une victoire, d’avoir pu bâtir tout ça », a-t-il affirmé.

Dans nos pages, Andrew Ranger s’est également remémoré avec nostalgie les nombreuses soirées de courses qui ont marqué sa jeunesse. Le Granbyen estime que sans l’influence et l’encadrement de son père, il n’aurait pu connaître une carrière aussi fructueuse.

« Mon père a fait beaucoup pour la course sur terre battue. De voir qu’il a une soirée en son honneur, c’est quelque chose (de gros) », a mentionné celui qui pilote aujourd’hui en série canadienne de NASCAR.