«Je suis content d’être ici. Le junior AAA, c’est aussi intense que le junior majeur, sauf qu’il y a plus d’espace sur la patinoire. C’est du bon hockey», explique Christopher Benoit, qui a passé les trois dernières saisons avec le Drakkar de Baie-Comeau.

Christopher Benoit : «Il faut tous pousser dans le même sens»

Après avoir passé trois ans à Baie-Comeau, Christopher Benoit vit de gros changements cet automne : nouvelle équipe, nouvelle ligue, nouvelle école. Mais l’adaptation à une nouvelle vie ne l’empêche pas d’être un des joueurs des Inouk les plus productifs sur la patinoire.

Après huit matchs, Benoit a déjà amassé 12 points, dont quatre buts. Certains diront qu’il a ralenti au cours des dernières rencontres, mais ses performances sont simplement à l’image des Inouk, qui ont perdu leurs trois derniers matchs ainsi que quatre de leurs cinq derniers.

« On a une bonne équipe, mais il faut arrêter de faire à notre tête et simplement respecter le plan de match de l’entraîneur, explique le joueur de 20 ans. Lorsqu’on va tous pousser dans le même sens, on va être dur à battre, je le sais. »

Benoit affirme toutefois qu’il n’y a pas de panique chez les Inouk (5-5-2), qui affrontent les Forts de Chambly (5-7-1) vendredi soir au centre sportif Léonard-Grondin.

« On connaît notre potentiel. Mais il faut arrêter de vouloir trop en faire. C’est pas plus compliqué que ça. »

Du hockey aussi intense

Christopher Benoit débarque dans la Ligue junior AAA après avoir joué trois saisons complètes avec le Drakkar, dans la LHJMQ. Il a connu ses meilleurs moments en 2018-2019, alors qu’il a amassé 22 points, dont 11 buts, en 60 matchs.

« J’ai beaucoup aimé mon séjour à Baie-Comeau, reprend-il. Là-bas, je me suis fait des amis pour la vie, que ce soit parmi mes coéquipiers, les gens de l’organisation et les partisans. Baie-Comeau est une ville de hockey extraordinaire et c’est certain que j’aurais aimé y terminer mon stage junior. »

Mais le Drakkar avait d’autres plans et Benoit a finalement participé au dernier camp d’entraînement des Voltigeurs de Drummondville. Les choses n’ont toutefois pas fonctionné à son goût au Centre-du-Québec.

« J’ai été là deux jours et je pense que je me serais coupé moi-même ! Sachant que je pouvais tenter ma chance avec les Stingers de Concordia, au hockey universitaire, j’ai quitté de mon propre chef. »

Benoit étudie en finances à Concordia. Mais il a pris le chemin de Granby lorsqu’il s’est rendu compte qu’il aurait beaucoup plus de temps de glace avec les Inouk. Les Stingers, ce n’est que partie remise.

« Je suis content d’être ici. Le junior AAA, c’est aussi intense que le junior majeur, sauf qu’il y a plus d’espace sur la patinoire. C’est du bon hockey. »

Sherbrooke, Granby, Saint-Hubert, Montréal

Christopher Benoit se promène pas mal par les temps qui courent. Il joue à Granby, vit une partie de la semaine à Sherbrooke, d’où il vient, et vit une autre partie de la semaine à Saint-Hubert puisque ça le rapproche de l’Université Concordia, où il étudie, à Montréal.

« Ça fait beaucoup de changements par rapport à ce que j’ai vécu à Baie-Comeau pendant trois ans, c’est vrai, souligne-t-il. Les Inouk sont accommodants puisque je ne peux être à toutes les séances d’entraînement. Et ça, c’est quelque chose que j’apprécie. C’est une des raisons pourquoi je veux en donner le plus possible à l’équipe. »