Personne ne pourra dire qu’on s’en est laissés imposer à Edmonton, a relevé le joueur des Alouettes, Christophe Normand.

Nous avons montré de belles choses

CHRONIQUE / Nous n’avons pas gagné, c’est vrai. Mais avouez que nous avons montré de belles choses, vendredi soir à Edmonton, à l’occasion de notre premier match de la saison.

J’ai lu beaucoup d’analyses et j’ai entendu beaucoup de commentaires au sujet des Alouettes en prévision de la saison qui vient de commencer. Certains observateurs ont fait preuve d’optimisme, mais ils ont été nombreux à nous prédire des moments très difficiles. C’est du sport, les gens font des prédictions et c’est correct, ça fait partie du jeu.

Nous avons perdu (32-25) et nous ne pouvons pas être heureux du résultat. Par contre, nous avons compétitionné, nous avons été dans le match du début à la fin et avec un peu plus de discipline, nous aurions peut-être même pu l’emporter. Honnêtement, je pense que personne ne peut nous reprocher l’effort que nous avons fourni.

En général, nous avons été bons dans les trois grandes phases du jeu: l’offensive, la défensive et les unités spéciales. Et les Eskimos représentent tout de même une bonne équipe.

Même si on parle davantage de la performance de Vernon Adams fils que de celle d’Antonio Pipkin, je pense que nos deux quarts ont bien fait. Jusqu’à ce qu’il soit blessé, Antonio avait une belle présence dans sa pochette protectrice alors que Vernon a su éviter les plaqués et il a provoqué de belles choses.

Il ne faut pas oublier non plus que l’entraîneur en chef Khari Jones n’a même pas eu une semaine pour préparer son équipe à son goût en prévision du premier match. Mais je pense qu’on a répondu à sa plus grande attente : il voulait que nous soyons affamés et qu’on donne notre 100%. C’est ce que nous avons été et c’est ce que nous avons fait.

Et moi, personnellement, est-ce que je suis satisfait de ma performance à l’occasion de ce tout premier match dans l’uniforme des Alouettes ?

Réponse: oui! J’ai travaillé exclusivement sur les unités spéciales, mais j’ai fait ce que j’avais à faire. On me demande d’être un leader sur les unités spéciales et je pense que j’ai bien fait mon travail en ce sens.

Une semaine de repos

Trois fois au cours de la saison, nous aurons une semaine de congé. Pas de match, pas d’entraînement. Et nous sommes dans une de ces semaines-là.

Qu’est-ce que je vais faire cette semaine? Me reposer, m’entraîner en solo et passer du bon temps avec ma blonde et mes enfants!

Je dois avouer que cette semaine de congé arrive à point. On sort d’un gros camp d’entraînement, un camp difficile physiquement et mentalement et au cours duquel nous n’avons eu que très peu de repos. Oui, ça va faire du bien.

On va retourner au boulot lundi prochain. Le vendredi d’après, nous affronterons les Tiger-Cats, à Hamilton, dans ce qui sera le premier match d’une série aller-retour contre eux. Face à un adversaire de notre division, ce sera déjà un duel très important.

Ils sont nombreux à croire que les Tiger-Cats ont la meilleure équipe dans l’Est cette saison. Chose certaine, ils ont bien entrepris la campagne en disposant des Riders de la Saskatchewan à domicile. On verra bien.

Dans la Ligue canadienne de football, les surprises sont nombreuses. Par exemple, le Rouge et Noir d’Ottawa, à qui on prédit une saison difficile, est allé vaincre les Stampeders de Calgary, champions de la Coupe Grey, en Alberta s’il vous plaît. Personne ne doit jamais rien tenir pour acquis dans ce circuit.

Et moi, je pense que nous allons surprendre cette saison…

Une belle journée

En terminant, je m’en voudrais de ne pas vous parler rapidement de la belle journée que j’ai vécue dimanche au stade Percival-Molson. C’était la première «Clinique en famille» des Alouettes, un événement qui a attiré plus de 250 participants.

L’objectif de l’activité est d’initier parents et enfants au football dans une ambiance amusante et sécuritaire. Et franchement, c’était l’fun, je me suis vraiment amusé. Il y aura deux autres cliniques du genre en cours de saison.

Les Alouettes demeurent très impliqués dans la communauté, mais on dirait qu’on en parle moins qu’avant. J’aurai sûrement l’occasion de vous en jaser à nouveau.

Propos recueillis par Michel Tassé

Avec les Alouettes

À la rescousse du football scolaire !

CHRONIQUE / Le football scolaire est-il en crise au Québec ? À la lueur de tout ce qu’on lit présentement, on dirait bien que oui.

Au cours des dernières semaines, La Voix de l’Est nous a appris qu’il n’y a pas assez de joueurs pour former une équipe juvénile et une équipe cadette au collège Mont-Sacré-Cœur et qu’il n’y a pas assez de joueurs non plus pour faire du football juvénile à l’école secondaire Jean-Jacques-Bertrand de Farnham. Ouf !

Avec les Alouettes

Le pouvoir des partisans

CHRONIQUE / Il y a une semaine, je vous disais que l’intérêt ainsi que l’enthousiasme grimpent un peu plus à chaque jour pour les Alouettes. Si vous étiez au stade Percival-Molson vendredi soir, ou si vous avez regardé le match à la télé, vous avez une bonne idée de ce dont je parle.

Même si nous n’avons pas joué notre meilleur match, il régnait une super ambiance à l’intérieur du stade. Les amateurs étaient « dedans », ils étaient bruyants et c’était très difficile pour le quart et les membres de l’unité offensive des Lions de préparer le prochain jeu.

Avec les Alouettes

Jouer dans l’Ouest, jouer dans l’Est

CHRONIQUE / Les gens me posent souvent la question : est-ce vrai que jouer dans l’Ouest, c’est toute une expérience ?

J’ai passé quatre ans dans l’Ouest du pays. J’ai porté l’uniforme des Blue Bombers de Winnipeg pendant trois saisons et celui des Eskimos d’Edmonton pendant une saison. Je suis content de l’avoir fait, je suis content de l’avoir vécu, mais je suis heureux de maintenant jouer chez nous, au Québec.

Avec les Alouettes

Vous ne vous attendiez pas à ça, n’est-ce pas ?

CHRONIQUE / Voilà, c’est fait, nous sommes précisément à mi-chemin de notre calendrier. Et franchement, je ne crois pas que plusieurs d’entre vous s’attendaient à ce que nous affichions un dossier de cinq victoires et quatre défaites après neuf matchs.

Honnêtement, je suis fier. Nous n’avons rien gagné encore, nous sommes encore loin d’être qualifiés pour les séries, mais je suis fier de ce que nous avons réalisé jusqu’ici. Certains observateurs étaient tellement pessimistes en pensant à notre saison…

Dès mon arrivée au camp d’entraînement, j’ai aimé ce que j’ai vu dans le vestiaire. On nous prédisait encore plein de malheurs, mais les gars se tenaient, ils étaient unis. Et je voyais bien qu’il y avait du talent au sein de cette équipe.

Le changement d’entraîneur en chef, tout juste avant le début de la saison, a fait une différence, c’est clair. L’arrivée de Khari Jones, qui connaît le football canadien et qui est arrivé avec une toute nouvelle approche, a été très, très bénéfique. Je ne sais pas si nous aurions une fiche positive si Mike Sherman était resté en place…

Évidemment, il y a des joueurs qui se sont élevés au-dessus de la mêlée. Je ne peux faire autrement que de parler de notre quart Vernon Adams fils, qui ne cesse d’impressionner et qui est en train de prouver à tout le pays qu’il a ce qu’il faut pour mener une offensive à bon port.

Nous sommes dans la bonne direction. Il nous reste encore neuf matchs au calendrier, dont plusieurs face aux équipes de notre division. Et chacun des matchs face aux Tiger-Cats, au Rouge et Noir et aux Argonauts est d’une importance capitale.

Face aux Argos, dimanche à Moncton, ça n’a pas été facile. Plusieurs s’attendaient à ce que ce soit un pique-nique compte tenu du piètre dossier des Torontois, mais tout le monde peut battre tout le monde dans la Ligue canadienne de football, car il y a du talent partout. Après bientôt cinq saisons dans le circuit, je suis bien placé pour vous le dire.

Ce match dans les Maritimes a par ailleurs à nouveau démontré qu’il y a de l’intérêt pour la Ligue canadienne dans cette partie du pays. Oui, j’aimerais et je souhaite que la LCF s’établisse dans l’Atlantique parce qu’il y a clairement un marché pour le football canadien là-bas.

À mon avis, les gens des Maritimes pourraient s’approprier leur club de la même façon que les gens de la Saskatchewan au grand complet s’approprient leurs Riders. À la grandeur de la Saskatchewan, c’est «Rider Nation».

D’un point de vue plus personnel, je suis très satisfait de mes neuf premiers matchs avec les Alouettes. Je suis un leader sur les unités spéciales et j’ai été partant lors des deux dernières rencontres au poste de centre-arrière. Et je pense que les entraîneurs sont heureux de mon travail.

Je le répète, je suis content de m’être amené à Montréal après quatre saisons passées dans l’Ouest.

Je soutiens mon journal

Comme tout le monde, j’ai été ébranlé la semaine dernière lorsque j’ai appris la situation dans laquelle se trouvaient les quotidiens de Groupe Capitales Médias. J’habite Bromont, je suis un gars du coin, et je ne veux pas perdre ma Voix de l’Est, je ne veux pas perdre mon journal !

La Voix de l’Est est très importante pour la région, je ne vous apprends rien. Et il temps de poser des gestes concrets pour la soutenir, de la même façon qu’elle a soutenu tellement de gens depuis tant d’années. C’est un juste retour des choses. Un abonnement, vous savez, ça ne coûte pas cher…

Longue vie à notre journal !

Propos recueillis par Michel Tassé

Avec les Alouettes

Un centre-arrière, ça fait quoi ?

CHRONIQUE / Au cours des dernières semaines, j’ai reçu plusieurs courriels de lecteurs intrigués par ma position dans l’alignement des Alouettes. Je joue sur les unités spéciales mais aussi, comme vous le savez, comme centre-arrière. Et les gens ne savent pas toujours ce que ça mange en hiver, un centre-arrière !

D’abord, j’ai à peu près toujours joué à cette position. À l’école secondaire, avec les Castors de Mgr-Euclide-Théberge à Marieville, au collégial, avec les Lynx d’Édouard-Montpetit à Longueuil, mais moins au niveau universitaire, avec le Rouge et Or de Laval, parce que j’étais davantage porteur de ballon.

Avec les Alouettes

La tête en paix !

CHRONIQUE / La semaine dernière, je vous disais que j’aimais ce que nous étions en train de devenir en tant qu’équipe, que nous commencions de plus en plus à croire en nos chances de succès. Depuis samedi, j’ai l’impression que même les plus sceptiques commencent à croire en nous.

Cette victoire de 20-10 face aux Eskimos, nous l’avons méritée. Ça a été un match très, très physique et nous avons travaillé dur dans les tranchées. Pour tout vous dire, ça a été une véritable guerre… et nous l’avons gagnée.

Avec les Alouettes

J’aime ce qu’on devient

CHRONIQUE / Petit train va loin, comme on dit. Nous venons de remporter nos deux derniers matchs et nous sommes présentement à égalité avec le Rouge et Noir d’Ottawa au deuxième rang de la section Est de la Ligue canadienne de football.

À Ottawa, nous avons joué un sapré bon match de football. Nous avons été dominants dans les trois grandes phases du jeu : en attaque, en défensive et sur les unités spéciales.

Avec les Alouettes

Une soirée extraordinaire !

CHRONIQUE / Franchement, je ne suis pas près d’oublier mon premier match à domicile dans l’uniforme des Alouettes! Quelle soirée extraordinaire ça a été!

Dans une ambiance absolument électrique au stade Percival-Molson, nous avons remporté une grosse victoire face aux Tiger-Cats, l’une des meilleures équipes de la Ligue canadienne de football. Vraiment, j’ai tripé fort!

Avec les Alouettes

Des papillons dans l’estomac

CHRONIQUE / Je l’avoue : j’ai des papillons dans l’estomac, je suis fébrile. Non, ce n’est pas un match comme les autres qui m’attend jeudi soir au stade Percival-Molson de l’Université McGill.

Face aux Tiger-Cats de Hamilton, ce sera notre match d’ouverture locale. Et pour moi, ce sera mon véritable premier match devant mes nouveaux partisans.

Avec les Alouettes

Oui, j’ai confiance !

CHRONIQUE / Amateurs de football, mes salutations ! Et bienvenue à cette nouvelle chronique où je vous parlerai de ma première saison dans l’uniforme des Alouettes. Je vais vous amener en coulisses et tenter de vous faire vivre les choses de l’intérieur.

Oui, je sais, je n’arrive pas à Montréal dans la période la plus tranquille et la plus joyeuse dans l’histoire de l’équipe. La concession est à vendre, on vient de perdre notre entraîneur en chef et plusieurs pensent que ce sera une saison difficile. Mais moi, je vous le dis tout de suite, j’ai confiance !