Christophe Normand à l’entraînement. « Je travaille fort, on travaille fort », dit-il.

Christophe Normand a plus de plaisir avec les Alouettes

Christophe Normand l’avoue sans gêne : il a beaucoup plus de plaisir avec les Alouettes qu’il en a eu avec les Eskimos d’Edmonton la saison dernière. Du moins jusqu’à maintenant.

« Franchement, on a un bon groupe de gars, a commencé par dire le Bromontois à la suite de sa journée de travail au camp des Oiseaux, mardi soir. Nous devons être sept ou huit anciens du Rouge et Or (de l’Université Laval) et une bonne quinzaine de francophones au total. Et l’ambiance est vraiment excellente dans le vestiaire. »

Normand, on le sait, n’a pas adoré son expérience chez les Eskimos. Peut-être en dira-t-il plus un jour, mais il avait évoqué, à la fin de la dernière saison, des tensions linguistiques dans le vestiaire de l’équipe albertaine.

« J’aime la vibe de la chambre ici. Les gars sont l’fun, ils se respectent et ils croient en l’équipe. Même la saison dernière, alors que la formation ne gagnait pas souvent, ça a l’air que les joueurs se tenaient. C’est bon signe. »

Normand n’a eu aucun contact jusqu’ici avec l’entraîneur en chef Mike Sherman. Il travaille avec le coordonnateur offensif Khari Jones, l’entraîneur des porteurs de ballon André Bolduc et le coordonnateur des unités spéciales Mickey Donovan.

« C’est un peu spécial, mais il y a plusieurs façons de faire différentes au football », ajoute-t-il.

À Toronto jeudi

Normand, que les Alouettes ont embauché en tant que joueur autonome en février, sera en uniforme jeudi soir à Toronto, alors que les Montréalais disputeront leur premier match préparatoire.

« Je ne sais pas encore de quelle façon je serai utilisé, mais je sais que j’aurai du temps de jeu, explique-t-il. Clairement, je serai utilisé sur les unités spéciales et il y aura certainement une rotation au niveau des centres arrières. Ce n’est qu’un match hors-concours, mais j’ai hâte à cette première rencontre dans l’uniforme de ma nouvelle équipe. »

Selon ceux qui gravitent dans l’entourage des Alouettes, il est encore trop tôt pour dire quelle sera l’importance de Normand avec l’équipe cette saison. Mais il est en lutte pour le poste de centre-arrière numéro un. Et assurément, il sera de toutes les unités spéciales.

« J’étais centre numéro un à Winnipeg et je sais que je suis capable de faire le travail. Le système de jeu à l’attaque des Alouettes implique aussi énormément le centre-arrière et ça, j’aime ça. »

Normand s’est présenté au camp des Alouettes à 230 livres. Il se dit en excellente forme physique.

« J’arrive à Montréal, je suis chez nous, et je joue avec l’équipe de football professionnel du Québec. Tout ça, ça veut dire beaucoup pour moi. Et je voulais être à mon meilleur dès le départ, je voulais créer une bonne impression en partant. »

Le temps du camp, Normand, comme les autres joueurs, loge à l’intérieur des dortoirs de l’Université McGill. Lorsque la saison débutera, il va partager son temps entre Bromont et un petit appartement qu’il va louer à Montréal.

« Je travaille fort, on travaille fort. Et tout le monde est d’avis que l’équipe sera meilleure cette saison. L’ambiance est très positive, je le répète. »

Évidemment, il y a ce petit nuage noir qui plane au-dessus de la tête des Alouettes. On ne sait trop si l’équipe sera vendue au cours des prochains mois. Mais comme tous les autres joueurs et entraîneurs, Normand affirme que ça n’affecte en rien les activités quotidiennes de la formation.