Même s’il n’entend pas déposer d’offre d’achat pour les Inouk, Christian Roy en est un autre qui souhaite que le club junior AAA demeure à Granby.
Même s’il n’entend pas déposer d’offre d’achat pour les Inouk, Christian Roy en est un autre qui souhaite que le club junior AAA demeure à Granby.

Christian Roy n’achètera pas les Inouk

Christian Roy a lu avec intérêt tout ce qui s’est écrit dans La Voix de l’Est au cours des derniers jours au sujet des Inouk. Et s’il souhaite lui aussi que l’équipe junior AAA demeure à Granby, il affirme qu’il ne déposera pas d’offre pour acheter la concession.

«Il y a de la place à Granby pour deux équipes de hockey majeur comme les Bisons et les Inouk, lance le propriétaire du club de la Ligue senior AAA. J’ai été actionnaire des Inouk, et même si l’aventure ne s’est pas bien terminée, je reste convaincu que la formation est un actif pour la ville et la région. Mais je suis aussi frappé par la pandémie, toutes mes entreprises sont actuellement fermées, et c’est le pire timing pour faire un achat du genre. Sans compter que les Bisons risquent aussi de subir les contrecoups de ce qui se passe présentement.»

Roy est propriétaire du resto bar sportif Dooly’s et des concessions alimentaires des arénas de Granby et de Farnham. Et il comprend très bien ceux qui, à l’heure actuelle, sont inquiets par rapport à l’avenir de leur entreprise.

«Je ne connais pas la situation de Marco, de la famille Bernard et de leur entreprise (Les Productions Extrêmes), mais je sais qu’il y a un gros nuage qui planent au-dessus de ceux qui sont en affaires présentement. Et je les comprends totalement de vouloir mettre la priorité sur leur gagne-pain. Après 15 ans à la tête des Inouk, ils sont peut-être aussi fatigués, ce qui est également compréhensible.»

Marco Bernard et Christian Roy ne s’échangent pas de cartes à Noël depuis que le second a quitté l’organisation avec fracas en compagnie d’autres actionnaires il y a quelques années. Mais il n’entend pas profiter de la situation actuelle des Inouk pour régler des comptes.

«Ça fait deux ans que je fais du hockey et autant c’est passionnant, autant c’est prenant. Alors croyez-moi, des gens qui tiennent une équipe à bout de bras pendant 15 ans ont tout mon respect.»

En entrevue le week-end dernier avec le collègue Jonathan Gagnon, Marco Bernard a mentionné être en négociation avec un groupe de l’extérieur pour vendre les Inouk. Mercredi, il a été possible d’apprendre que Bernard avait avisé la Ligue junior AAA de son intention de se départir de l’équipe.

Opération sauvetage

Non, Christian Roy ne déposera pas d’offre pour acheter les Inouk. Par contre, il pourrait répondre présent si jamais une opération sauvetage était lancée.

«Dans un contexte comme celui-là, je pourrais probablement m’impliquer. En fait, je suis convaincu qu’il y a plein de gens en ville qui pourraient s’impliquer. Les Inouk, ça reste quelque chose d’important ici.»

Il faudrait aussi voir combien Marco Bernard exige pour son club de hockey. Car même si les Inouk sont loin d’être en santé, eux qui auraient encore perdu beaucoup d’argent cette saison, on chuchote qu’il n’entend pas les laisser aller pour une bouchée de pain.