« L’entraînement intense m’a manqué. Je m’en rends compte, j’ai besoin de ça pour être heureux. Quand je m’entraîne sérieusement, je suis plus de bonne humeur, je travaille mieux, tout est plus agréable dans ma vie », explique Charles Hauver.

Charles Hauver prépare son retour

Charles Hauver s’est fait très discret depuis un an et demi, soit depuis qu’il a livré son premier combat de boxe chez les professionnels. Mais voilà, le Granbyen travaille fort en gymnase et il prépare son retour. Reste seulement à savoir dans quel sport...

Le 24 mai 2016, au Casino de Montréal, Hauver s’est incliné par décision unanime face au Montréalais Patrice Volny au terme d’une bataille de quatre rondes. Il s’était bien défendu, au point où le promoteur Yvon Michel avait déclaré en entrevue qu’il était prêt à lui donner une autre chance de se faire valoir. 

Depuis, Hauver s’est toutefois concentré sur son travail d’agriculteur. Il travaille maintenant sur... trois fermes, toutes situées à Shefford­. C’est son gagne-pain, son avenir, surtout qu’il a des intérêts financiers dans chacune d’elles.

« Après ma défaite contre Volny [qui a remporté ses sept combats depuis, ndlr], il y a eu une certaine remise en question, explique-t-il. J’ai fait un bon combat, mais j’étais déçu quand même d’avoir perdu. Aussi, il se passait plein de choses dans ma vie à ce moment-là. Pendant un bout, j’ai travaillé et j’ai réfléchi. Et là, je reviens. »

Hauver s’entraîne tous les jours, ou presque, sous la supervision de Dirk Waardenburg. Et clairement­, il est en belle forme.

« L’entraînement intense m’a manqué. Je m’en rends compte, j’ai besoin de ça pour être heureux. Quand je m’entraîne sérieusement, je suis plus de bonne humeur, je travaille mieux, tout est plus agréable dans ma vie. C’est un véritable besoin. »

« Je veux me battre, point ! »

Charles Hauver compte un combat professionnel en boxe et un combat pro en arts martiaux mixtes, qui s’est aussi soldé par une défaite. Il partage présentement un appartement avec Adam Dyczka­, dont les succès sont devenus une sorte d’inspiration pour lui. Et même s’il a déjà dit qu’il préférait la boxe aux arts martiaux mixtes, il ne dirait pas non à un retour dans l’octogone.

« Stéphane Patry (le promoteur de TKO MMA) sait que je suis en forme et qu’il peut compter sur moi si jamais il y a un forfait de dernière minute en vue du gala du 8 décembre au Centre Bell, mentionne-t-il. Que ce soit en boxe ou en arts martiaux mixtes, moi, je veux me battre, point ! »

Hauver a été champion canadien chez les amateurs en boxe. Et il ne décroche pas : il veut son championnat canadien chez les pros, que ce soit en boxe ou en arts martiaux mixtes.

« C’est ma grande motivation. Je dirais même que c’est une obsession. Je suis de retour et je vais tout faire pour y parvenir. »

Les gens du monde de la boxe savent aussi qu’Hauver est de retour dans la circulation. Dirk Waardenburg ne serait pas étonné que son protégé reçoive une offre qui l’amènerait à se battre après les Fêtes.

« J’imagine qu’Yvon Michel se souvient encore de moi, reprend l’athlète de 29 ans. C’est certain que j’aimerais à nouveau me battre pour lui. Mais si c’est autre chose, ce sera autre chose. Et si c’est en arts martiaux mixtes, ce sera en arts martiaux mixtes. Dans le fond, est-ce que je suis vraiment obligé de choisir entre les deux sports ? »

On appelle ça se garder toutes les portes ouvertes.