Charles Francis, l’homme d’affaires. L’ex-nageur est aujourd’hui propriétaire d’un café à Bois-des-Filion en compagnie de sa conjointe.
Charles Francis, l’homme d’affaires. L’ex-nageur est aujourd’hui propriétaire d’un café à Bois-des-Filion en compagnie de sa conjointe.

Charles Francis: «Ma boîte à souvenirs est bien remplie»

Le Cowansvillois Charles Francis­ est clairement un des bons athlètes à avoir été produits par la région. Après tout, ils ne sont pas une tonne à pouvoir revendiquer, comme lui, le statut d’olympien.

Francis a participé aux Jeux de Londres en 2012, ce qui constitue bien sûr le fait saillant d’une carrière qui, dit-il encore aujourd’hui, lui a apporté beaucoup. Une riche carrière qui aide l’ex-nageur dans sa nouvelle vie, celle de papa et d’homme d’affaires.

« Après avoir obtenu mon baccalauréat en traduction de l’Université de Montréal, je me suis installé à Lorraine, sur la rive nord, en compagnie de ma copine Virginie, qui a grandi ici, explique-t-il. J’ai fait de la traduction pendant un bout, mais j’ai ni plus ni moins mis mon métier sur la glace lorsque nous avons, Virginie et moi, eu l’idée d’ouvrir un café à Bois-des-Filion, juste à côté. C’est une belle aventure ! »

Le Louisa Café de quartier a ouvert ses portes en janvier dernier. La pandémie a forcé ses propriétaires à fermer un temps, mais l’endroit vient tout juste de rouvrir avec un menu à emporter.

« Avec deux jeunes enfants, c’est un défi de se lancer en affaires, reprend Francis. Heureusement, les parents de Virginie nous aident beaucoup. Nous sommes chanceux. »

Le petit Louis, deux ans et demi, et la petite Billie, sept mois, agrémentent le quotidien de leurs parents.

« J’aime notre vie. Nous sommes heureux. Nous avons fondé une belle petite famille et une belle petite entreprise. Et même si je retourne régulièrement à Cowansville et dans la région, je suis bien dans ma région adoptive. »

Charles Francis à l’époque où il s’imposait comme l’un des meilleurs nageurs au Canada.

Londres, l’aboutissement

À 31 ans, Charles Francis aime revenir sur sa carrière de nageur qui lui a permis de vivre de grands moments et de se développer en tant que personne.

« J’ai commencé à m’entraîner sérieusement à l’âge de 12 ans avec l’Équipe de natation de Cowansville et les Jeux de Londres, une dizaine d’années plus tard, ça a été un aboutissement, mentionne-t-il. J’ai travaillé fort et j’ai monté les échelons un à un, mais j’ai été privilégié d’être bien entouré comme je l‘ai été au fil des ans. J’ai eu de bons entraîneurs, de Nathalie Leduc à Pierre Lamy en passant par Simon Marcil et Benoit Lebrun, et ma famille a toujours été dernière moi. T’as beau avoir le cœur à la bonne place et avoir un certain talent, tu ne réussiras pas si tu n’as pas de bonnes personnes autour de toi. »

À Londres, Francis a terminé 15e au 100 mètres dos et huitième au relais 4 X 100 m quatre nages. Mais le simple fait d’avoir atteint les Jeux olympiques lui vaut une médaille.

« On me parle souvent des Jeux, mais je n’oublierai jamais non plus ma participation aux Mondiaux à Shanghai en 2011. Ça a été une grande expérience. L’événement avait lieu dans un très grand stade et il y avait des dizaines de milliers de spectateurs. Ça m’a marqué. »

La natation a aussi amené Francis en Californie, au Brésil, en Inde et aux Émirats arabes unis.

« J’ai vécu de très belles aventures. Ma boîte à souvenirs est bien remplie. La natation et le sport m’ont apporté une grande capacité à m’adapter à à peu près n’importe quoi, à être en mesure de gérer les situations stressantes et à me faire confiance. Et tout ça, c’est bon pour la vie. »