Charles-Antoine Poirier-Turcot affrontera les tirs des Braves et de l’Arctic en fin de semaine.

Charles-Antoine Poirier-Turcot veut retrouver ses repères

Charles-Antoine Poirier-Turcot l’avoue : il est plus ou moins satisfait de son rendement depuis quelques semaines.

« J’ai très bien commencé la saison, mais c’est plus difficile depuis un certain temps, explique celui qui gardera le filet des Inouk, vendredi soir, alors que les Braves de Valleyfield seront les visiteurs au centre sportif Léonard-Grondin. Je ne sais pas, on dirait que je suis moins confiant. Mais je travaille fort et je sais que ça va se replacer... »

Poirier-Turcot a une fiche de six victoires et six défaites, dont trois subies en bris d’égalité. Sa moyenne de buts alloués est de 3,23, son pourcentage d’arrêts est de ,868 et il compte un jeu blanc. Ses statistiques étaient effectivement plus éloquentes il y a pas si longtemps.

« Au moins, si on fait exception d’un week-end plus difficile il y a deux semaines, on continue à gagner. C’est la chose la plus importante. »

Poirier-Turcot disputera les deux matchs de la fin de semaine (les Inouk reçoivent aussi le triste Arctic de Montréal-Nord samedi après-midi), vu l’absence de Gabriel Waked, qui défend les couleurs du Liban dans un tournoi présenté à Abu Dhabi. Les deux ont partagé le travail de façon pratiquement égale depuis le début de la saison.

« Je m’entends bien avec Gabriel. Quand il gagne, je suis content pour lui et je sais qu’il est content pour moi quand je gagne. On fait un bon duo. On donne tous les deux notre meilleur et on sait que Pat (Bosch) va trancher à un moment donné. »

Il ne rêve plus à la LHJMQ

Poirier-Turcot affirme être heureux à Granby. Et à 19 ans, bien qu’il ait gardé les buts de l’Océanic de Rimouski, du Phœnix de Sherbrooke et des Huskies de Rouyn-Noranda, il dit ne plus rêver à la LHJMQ.

« J’appartiens aux Mooseheads d’Halifax, mais je ne me couche plus le soir en espérant un appel de la grosse ligue. À mon âge, les chances sont minces. Mais je suis bien ici. L’équipe a de bonnes chances d’aller loin, on a un bon coach et les gars dans le vestiaire sont l’fun. Honnêtement, je n’ai pas à me plaindre de grand-chose. »

Poirier-Turcot, qui vient de Sainte-Catherine, a disputé 27 matchs répartis sur deux saisons dans la LHJMQ. Et ses statistiques ne sont pas mauvaises.

« Je n’ai pas fait du mauvais travail du tout, mais je me suis toujours retrouvé derrière un bon gardien partout. Au hockey, comme dans la vie en général, il y a aussi une question de timing. Et mon timing dans la LHJMQ n’a jamais été bon. »

Mais à Granby, son timing semble meilleur.

« Je vis une saine compétition avec Gabriel. On se challenge et c’est bon pour l’équipe. Ne me reste plus qu’à retrouver tous mes repères... »

Les Inouk ont perdu deux de leurs trois matchs face aux Braves, leurs adversaires de vendredi, depuis le début de la saison. Clairement, l’occasion est belle pour Poirier-Turcot de s’imposer.

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Du respect pour les Braves

Patrice Bosch a beaucoup de respect pour les Braves de Valleyfield. « C’est une équipe solide et bien organisée, et leurs joueurs sont rapides. Pas pour rien qu’ils nous ont battus deux fois jusqu’ici », explique l’entraîneur et DG des Inouk.

Laurent Minville, toujours blessé, ratera le match de vendredi. Maxime Charbonneau est sur le point de revenir, mais on ne sait trop quand. Isaak Châteauneuf, lui, est de retour de son séjour avec le Phoenix de Sherbrooke.

Champions de la Coupe de l’Est du Canada avec l’équipe de la section Martin-St-Louis de la LHJAAAQ, Gabriel Chicoine, William Leblanc et Félix Meunier seront en uniforme.