Geneviève Baril et son conjoint, Daniel Lusignan, participent cette semaine aux Mondiaux des sports attelés avec Django, un greyster, et Flare, un labrador.

Championnats de sports attelés: courir d’un continent à l’autre

L’athlète de sports canins Geneviève Baril s’apprête à vivre une expérience hors de l’ordinaire. Non seulement la Bromontoise participera aux Championnats mondiaux de sports attelés, en Suède, mais elle entrera tout de suite après dans une course contre la montre pour revenir rapidement au Québec afin de prendre part aux Championnats canadiens.

Elle attaquera d’abord les Mondiaux, qui se tiennent du 22 au 27 octobre. Elle participera alors à deux courses de cinq kilomètres avec Django, son puissant greyster, un mélange de braque allemand et de lévrier greyhound.

Django a intégré la famille de Sirius sports canins l’an dernier. Lors de ses deux dernières compétitions en Europe, où Mme Baril courrait avec Flare, sa labrador, « les filles devant moi avaient toutes des greyster. Ils sont reproduits pour les vertus de la course. Ce sont des chiens puissants. L’an passé, j’en ai adopté deux pour prendre la relève. Flare a quand même presque cinq ans. Aller à ce rythme-là, ça les use. Avec elle, je choisis des courses plus provinciales pour la ralentir tranquillement et qu’elle vive plus longtemps. »

Elle a eu un peu de mal à s’adapter à Django, qui est beaucoup plus puissant que Flare avec ses 85 livres de muscles. Il leur fallait un temps d’adaptation aussi pour se comprendre. Mme Baril a donc entraîné beaucoup Django en liberté et en vélo. Elle s’est attachée à lui seulement pour des compétitions. Elle-même a dû s’entraîner beaucoup et muscler davantage son corps.

« Le canicross, c’est dur sur le corps, il y a beaucoup d’impact et on est en survitesse. Si tu veux faire du canicross longtemps, je pense qu’il faut être sage pour éviter les blessures. Avec Django, il faut faire des entraînements connexes. À l’international, ils font souvent des entraînements connexes avec leurs chiens. Ils s’attachent quand ça compte. C’est tout un rush d’adrénaline de s’attacher à un tel partenaire. J’ai hâte de voir ce qu’on a à offrir sur la scène internationale. »

Rapidité à prévoir

En 2017, Flare et Geneviève Baril s’étaient classées en 11e position aux Mondiaux, alors disputés en Pologne. L’été suivant, le duo avait participé au Trophée des montagnes, en France, et avait terminé en cinquième position. Avec Django, Geneviève Baril pourrait réserver des surprises aux autres coureuses.

Flare est tout de même du voyage. Elle pourra courir avec le conjoint de Mme Baril, Daniel Lusignan. « Je suis contente parce qu’elle va quand même avoir son moment en piste. Ça fait peut-être un an que Daniel fait des sports attelés, mais il réussit bien. »

Le couple et les chiens n’auront pas de repos après la deuxième course de la compétition mondiale. Ils monteront dans l’avion le plus rapidement possible pour revenir au pays. Comme ils sont testés pour les drogues, les chiens resteront éveillés tout au long des voyages en avion.

Ils atterriront à New York vendredi soir et un ami viendra les chercher pour les conduire à Bristol, un village québécois situé tout près de la frontière avec l’Ontario, où se déroulent les premiers Championats canadiens organisés par la Fédération canadienne des sports attelés. Le repos se fera dans le transport.

Observer et courir

« Mes attentes sont floues pour Bristol, ajoute-t-elle. Mais j’ai un autre chien en plan B, soit le plus jeune de mes greyster, Gnarly. »

Gnarly n’est pas aussi stable que Django, mais si ce dernier a trouvé le voyage trop difficile, le plus jeune sera là pour prendre la relève.

Deux autres courses de 5 km auront lieu au Québec. Et comme les courses se déroulent à vive allure, elles sont difficiles pour le corps. Mme Baril a donc prévu une pause après cet exploit.

Elle tenait à être présente à la compétition canadienne puisque c’est son entreprise qui organisera les Championnats canadiens en 2021, à Bromont. Elle souhaitait jeter un œil à l’organisation pour s’en inspirer. L’athlète assure que les dates ne seront pas les mêmes pour les Canadiens et les Mondiaux.