La 25e édition du Challenger de tennis de Granby apparaît de plus en plus en danger.
La 25e édition du Challenger de tennis de Granby apparaît de plus en plus en danger.

Challenger: encore de l'espoir, mais…

La journée de mercredi s’est avérée difficile pour le monde du tennis. L’édition 2020 de Wimbledon a été purement et simplement annulée et Tennis Canada, à la suite des décisions prises par l’ATP, la WTA et l’ITF, a annoncé l’annulation de tous ses tournois jusqu’au 12 juillet.

À Granby, le Challenger de tennis, le 25e, est prévu du… 18 au 26 juillet. Bref, ça commence à serrer.

«On va se le dire, il est fort probable que l’on fête notre 25e anniversaire en 2021, explique le président et directeur général du Challenger, Alain Faucher. Tout de même, je garde espoir.»

Mais si jamais Challenger il y a, Faucher affirme «qu’il nous faudra vivre avec les conséquences de la pandémie».

«Il y a plein de questions à se poser, dit-il. Est-ce que nos commanditaires seront au rendez-vous? Est-ce que les amateurs seront là? Et nos bénévoles? Est-ce qu’ils auront la tête à ça? La vie va changer et le monde du sport risque de ne pas y échapper.»

Des entreprises, on le sait, ne se relèveront pas de la situation actuelle. Et parmi celles-ci, il y a peut-être des commanditaires du tournoi. Puis, bien des gens vont revoir leur priorité et acheter des billets de tennis, pour certains, n’en fera peut-être pas partie.

«On vit quelque chose d’historique, reprend le no. 1 du Challenger. C’est une vraie guerre mondiale, cette histoire.»

La Ville de Granby appuie également le Challenger. Son support est d’ordre financier et en matière de main d’œuvre. Le temps venu, il faudra voir si elle secondera à nouveau le tournoi.

«Personne n’a encore annulé ses engagements envers nous, mentionne Faucher. Par contre, on me pose beaucoup de questions.»

Le tournoi de la Coupe Rogers est présenté en août, à Montréal comme à Toronto. Eugène Lapierre, qui est directeur de l’édition montréalaise et qui est directeur du Challenger, suit bien sûr tout ce qui se passe de très près.

«Comme tout le monde, Eugène est nerveux», reprend Alain Faucher, qui travaille avec Lapierre depuis des années.

À la mi-mars, Faucher avait mentionné qu’on saurait en début mai, au plus tard, ce qui allait advenir du prochain Challenger.

Pour le reste, l’homme de 71 ans respecte les consignes et demeure à la maison.

«C’est rendu que faire une balade en voiture, c’est un gros luxe. Mais il faut ce qu’il faut», termine-t-il.